DIVERS

ARTICLE 26

Les dessous des séries

Galassi Marie. - mars 2018

Vous avez toujours rêvé de briller dans les dîners mondains en évitant les débats politiques ? Anecdotes, secrets de tournage, cet article déshabillant vos séries préférées est alors conçu pour vous ! Voici les quelques secrets de vos séries préférés. Préparez-vous à être surpris !

Grey’s Anatomy : La série devait s’appeler à la base “Complication” mais
le titre change après que l’auteur ait lu un livre médical 'Gray's Anatomy' publié
en 1858. Oh et l’idée à la base de la série a germé dans l’esprit de l’auteur
après qu’un docteur lui ait expliqué à quel point se raser les jambes était
difficile dans les douches des hôpitaux.

Walking Dead : La chair humaine que les zombies mangent est du jambon trempé dans du vinaigre. Nous pouvons donc fièrement dire que nous n’aimons pas la chair humaine ! En revanche, les tripes sont fabriquées à partir de poitrines de poulet. Bon du coup pour les tripes, on est moins sûrs…

Simpsons

Les Simpsons sont connus et aimés pour leurs scénarios décalés. Mais la série de Matt Groening n’apparaît pas si loufoque lorsqu’on s’aperçoit que certains épisodes font office de boule de cristal. Dans l'épisode "Lisa's Sax" (3ème épisode de la 9ème saison, 1997), Les Simpsons prévoient l'épidémie du virus Ebola, devenue réalité en 2014. Et la série ne s’arrête pas là, en 1994, l’ingrédient secret de la cantine de l’école de Springfield n’est autre que de la viande de cheval. 9 ans plus tard, le scandale éclate et donne encore raison aux prédictions springfieldiennes. Pas encore convaincu ? Diffusé en 2000, l’épisode « Bart To The Future » projette les personnages en 2030. Lisa se prépare à devenir la première femme présidente des Etats Unis succédant à…Donald Trump !

Game of Thrones
Lors de la bataille de Nera, Tyron tranche la jambe d’un figurant... choisi tout spécialement parce que l’homme était unijambiste ! L’épée de Tyron tranche donc élégamment une prothèse. Toujours sur Tyron, sachez que l’acteur est végétarien. Problème pour une série médiévale avec quantité de buffets carnivores, la viande est donc remplacée par du tofu. De même, le cœur de cheval que dévore Daenarys dans la première saison est factice. Il s’agit d’un amas de confiture particulièrement gélatineux et visqueux. Et, enfin, lors des noces pourpres, l’orchestre qui joue est constitué principalement de figurants sauf le joueur de tambour qui n’est autre que Will Champion…membre du groupe Coldplay !

Scandal 

Tout le cast est dingue de Game of Thrones, Kerry (Olivia Pope) a même fait un dîner entièrement sur le thème de la série pour l’anniversaire de sa mère. L’actrice a, par ailleurs, avoué que si le président avait été black, elle aurait refusé le rôle. Etant une fervente admiratrice d’Obama et travaillant pour le comité des Arts et Humanités à la Maison Blanche, la série sur fond d’adultère aurait pu affecter sa relation avec le président. L’acteur finalement choisi pour le rôle, Tony Goldwyn, est d’ailleurs la voix anglaise du dessin animé Tarzan.

 

Friends : La série qui devait s’appeler « Insomnia Café » a bénéficié de nombreuses guest-stars dont Bruce Willis qui a joué gratuitement dans la série ! A l’époque, l’acteur tourne « Mon voisin tueur » avec Matthew Perry (Chandler). Matthew parie que le film va être en tête du box office, Bruce tient le pari et assure que s’il perd il reversera son salaire de Friends à une œuvre de charité. « Mon voisin tueur » explose le box office, Bruce Willis jouera le père d’Elizabeth (la petite amie de Ross) gratis.

 

Desperate Housewives : Le créateur de la série regardait un reportage sur le procès d’une femme ayant noyé ses enfants dans sa baignoire. Effaré, il se demande comment une mère peut être aussi désespérée pour commettre un tel acte. Sa mère, assise à côté de lui, lui répond alors qu’elle est « aussi passée par-là » et commence à lui raconter toutes ses histoires de femmes au foyer. Desperate Housewives est né.

Supernatural

Les frères Winchester devaient initialement porter le nom de "Harrison", référence à Harrison Ford avec qui Dean partage son arrogance désinvolte à la Han Solo. Mais, le nom de Sam Harrison étant déjà pris, Eric Kripte a choisi le nom plus cowboy de « Winchester » une référence à la Mystérieuse Maison Winchester (une maison hantée en Californie).

Le guide du BDA - direction Marrakech

Inès T. - Janvier 2019

On est toujours en janvier, alors je me permets de vous souhaiter une bonne année à tous ! 


J'espère que vous avez passé de bonnes vacances et que la reprise n'est pas trop difficile. Pour beaucoup d'entre nous, ces vacances ont été l'occasion de faire un "break" après les partiels. Certains en ont profité pour voyager, d'autres pour rester faire la fête.


Et bien personnellement, c'est reposée, remotivée et des étoiles plein les yeux que j'ai fait ma rentrée. J'ai eu la chance de vadrouiller sous le soleil de Marrakech, croisant les chemins d'artistes Marrakchis fascinants. C'est des questions plein la tête que je suis arrivée, que ce soit sur l'art de la tapisserie, du travail du bois, de la maroquinerie... Et c'est avec des preuves en photo, interview et enregistrement sonore, que je reviens vers vous.

Un éveil des sens de mille et une façons 

Si vous allez à Marrakech, un lieu incontournable s'impose à vous : La place Jemaa el-Fna bien sûr ! Cette grande place qui sert de point de départ aux allées zigzagantes des souks. Promenez-vous parmi ces couleurs, ces odeurs, ces matériaux, ces tableaux, ces lumières... Pour sûr, une balade hors du temps dans un labyrinthe qui ne manquera pas de vous enivrer tout entier.

Des instruments de musiques locaux

Attention, destruction d'un mythe dans 3...2...1... Les serpents sont sourds. Lorsqu'ils se dressent, il s'agit simplement d'un mécanisme de défense. Le spectacle n'en reste pas moins agréable à nos oreilles et époustouflant pour nos yeux.
Charmeur de serpents à ses heures perdues, cet artiste a accepté de nous accorder un peu de son temps. Il s'appelle Mohammed et il tient une boutique d'instruments artisanaux qu'il fabrique lui-même. Vous pourrez trouver son atelier (et bien d'autres) à l'Ensemble Artisanal, non loin de la fameuse place citée plus haut. 

Cette drôle de flûte est faite avec des cornes, de la peau de chèvre et du bois. Ces matériaux sont trouvées dans la périphérie de Marrakech, notamment dans la vallée de l'Ourika. Parfois, se procurer des matières premières pour d'autres intruments nécessite de plus longs voyages, jusqu'à la capitale par exemple. 

Son de la flûte jouée par l'artisan -
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Ces tambours sont simplement fait avec de la peau de chèvre étendue.
Le processus est tel : les artisans reçoivent les matières et les assemblent. Ils transmettent ensuite les instruments à des femmes qui y apportent les motifs et les couleurs. Ensuite, les artisans les récupèrent et terminent par les vernir et les exposer dans leur boutique, les rendant accessibles aux acheteurs.

Et les femmes ?

J'ai été assez surprise lorsque Mohammed m'a assuré que les femmes ne pouvaient faire que les dessins et qu'elles ne construisaient jamais les instruments comme lui ou ses collègues. Je me suis alors mise à chercher des ateliers tenus par des femmes... Et j'ai trouvé ! Photos à l'appui :

L'art de la tapisserie

Cela nous mène donc à l'art de la tapisserie :

C'est un travail qui nécessite beaucoup (BEAUCOUP) de patience et de minutie. Un tapis peut demander entre 1 et 2 mois de tissage.

Sur cette première photo, la tisseuse fait des rangées de nœuds qu'elle serre en bas des fils blancs.

Ici, elle utilise une sorte de petit râteau pour pousser les nœuds vers le bas le plus possible et éviter qu'il y ait des trous dans le tapis.

Pour finir, j'ai pris la photo d'un tapis un peu plus avancé. Il commence enfin à prendre forme.

Et voilà le travail, 2 mois plus tard, vous obtenez ce chef d'oeuvre :

Et voilà le travail, 2 mois plus tard, vous obtenez ce chef d'oeuvre :

Les artisants du carrelage

En continuant ma balade, je suis arrivée à la cachette des carreleurs. Ils modèlent, assemblent, peignent, vernissent et vous permettent de les prendre en photo en plein travail :

Et bien d'autres...

Pour clore la journée, rendez-vous au Café des Epices pour savourer votre denier repas de la journée, perchés sur la terrasse qui surplombe le souk, devant un magnifique coucher de soleil...

ARTICLE 20

Au-delà des basiques comme Game of Thrones, The Handmaid's Tale, Westworld  ou Vikings, voici les surprises-séries de la Gazette en 2018.
Bonne année et bon visionnage !

1. SHARP OBJECTS

"Sharp Objects" est une mini-série basée sur le roman "Sur ma peau" de Gillian Flynn, l'auteur de "Gone Girl".

La majestueuse Amy Adams y campe le rôle de Camille Preaker, une reporter, qui sort tout juste d'un bref séjour à l'hôpital psychiatrique. Elle retourne dans la ville de son enfance pour tenter de résoudre le meurtre de deux jeunes adolescentes auxquelles elle s'identifie énormément. La chaleur du Sud des Etats Unis est étouffante et les ragots courent sur le meurtre. Qui a tué les jeunes adolescentes ? 

La série est un thriller haletant et captive par son ambiance morbide mais surtout par ses personnages insaisissables. Amy Adams est brute de vérité dans ce huis clos à l'échelle d'une ville et Patricia Clarkson est terrifiante en mère castratrice. Mélange subtil et maîtrisé de "Mindhunter" et "True Detective","Sharp Objects" est un tour de force incroyable.

Alors glissez-vous dans la peau de Camille Preaker. Sans céder aux démons du passé. Sans tomber dans les pièges des démons du présent.

2. DIX POUR CENT

La saison 3 de "Dix pour cent" est sortie en décembre sur Netflix après sa diffusion sur France 2. Pas de panique néanmoins pour les retardataires, les saisons ne comportent que 6 épisodes.

"Dix pour cent " c'est le kinder surprise par excellence. On y suit les tribulations d'une agence artistique. La série française a su s'imposer en tête des audiences grâce à son écriture légère, terriblement efficace et surtout grâce à ses guests 5 étoiles : Jean Dujardin, Cécile de France, Isabelle Huppert ou encore Audrey Fleurot. Les agents ne manquent pas non plus d'éclat. Entre l'infernale Andréa, l'égocentrique Mathias, le tendre Gabriel et la tumultueuse Arlette, c'est à se demander qui sont les vrais stars de la série.

3. MANIAC

Nouveau bijou de Netflix, "Maniac" est une série déroutante, insolente, étrange, émouvante, baroque, hilarante, bizarre et sans doute parfaite. 

Les premiers épisodes étonnent puis le spectateur se fait au rythme particulier de la série. "Maniac" raconte l'histoire de Annie Landsberg, jeune femme dépressive, et Owen Milgrim, en proie à des troubles paranoïaques et schizophrènes. Le duo participe à un mystérieux essai clinique. Le but de ce traitement est de guérir les personnes atteintes de troubles psychiques. Pour cela, Annie et Own vont être plongés dans des univers complètement différents et se prendre tour à tour pour des elfes, des espions ou des cinquantenaires complètement beaufs. "Maniac" joue aux poupées russes avec nous. La série nous embarque dans une épopée éblouissante. 

Bouclez donc vos ceintures et suivez Emma Stone dans ce périple saisissant !

4. The Good Place

"The Good Place " est un incroyable coup de coeur 2018. La série signe en 2018 une troisième saison toujours aussi hilarante et osée.

On suit Eleanor Shellstrop qui, à sa mort, est envoyée dans la Good Place c'est-à-dire une sorte de paradis en récompense de ses bonnes actions. On lui assigne une âme soeur, Chidi, ancien professeur de philosophie, pour vivre l'éternité en sa compagnie. Problème ? Eleanor a été envoyée par erreur. Inquiète d'être renvoyé dans la Bad Place, Eleanor va demander à Chidi de l'aider pour mériter sa place dans la Good Place. 

Pleine de rebondissements et d'une intelligence folle, "The Good Place" est une série brillante.

5. The Haunting House of Hills

À l'été 1992, Hugh et Olivia Crain s'installent temporairement dans un ancien manoir, Hill House, avec leurs cinq enfants : Steven, Shirley, Theodora (Theo), Luke et Eleanor (Nell). Ils subissent des événements paranormaux et des pertes tragiques, les forçant à quitter la maison. En octobre 2018, 26 ans après les hantises, les frères et sœurs Crain et leur père, Hugh, se retrouvent réunis après une nouvelle tragédie, les forçant à affronter les démons intérieurs de leur enfance partagée et leurs pertes.

"The Haunting House of Hills" révolutionne le genre de l'horreur. La série est sombre, terrifiante et d'une finesse absolue. Le spectateur reste hanté par le spectacle.

6. Hippocrate

Deuxième série française du top 10, Hippocrate est la révélation de cette fin d'année 2018. La série du réalisateur du film éponyme et de "Première année" nous emmène à nouveau dans l'univers hospitalier. "Docteur House" à la française, "Hippocrate" touche la grâce. 

Le scénario ? Trois internes inexpérimentés et un médecin légiste, qui ne se connaissent pas encore, vont devoir faire bloc pour gérer seuls le service et les malades suite à une mise en quarantaine de leurs référents.

C'est simple on ne quitte pas l'écran des yeux.

7. Atypical

"Atypical", c'est l'outsider par excellence. La série sur laquelle on n'aurait pas parié un sou et pour laquelle, pourtant, on serait désormais prêt à se battre vigoureusement. Acclamée par la critique, la série est une pépite. On suit la vie de famille des Gardner et en particulier de Sam, atteint d'autisme. Mais ne vous y trompez pas, la véritable star du show est, en réalité, la soeur de Sam (Casey). Cynique, intelligente et lumineuse, Cassey est une raison à elle-seule de se laisser tenter par ce produit Netflix. Sans jamais virer dans le mélodramatique, la série prend le contre-pied de ce que pourrait attendre le spectateur.

Touchant, original et addictif, "Atypical" est le must-watch de 2018.

8. Unbreakable Kimmy Schmidt

Autre produit Netflix mais à l'ambiance bien différente, "Unbreakable Kimmy Schmidt" est un trésor d'humour et de positivisme. 

L'unique Ellie Kemper y incarne Kimmy, une jeune femme rescapée d'un bunker après des années de captivité sous l'emprise d'un gourou sadique. Avide de découverte et d'un enthousiasme sans faille, Kimmy va reprendre sa vie en main dans un New York dont elle ignore tout. Elle sera aidée par Titus, une diva black rêvant de Broadway, Jacqueline, une croqueuse de diamant invétérée et Lillian, une sexagénaire modeste et hippie. Cette bande complètement barrée rend le spectateur accro à cette série feel-good.

9. Chef's Table

Oubliez les rires pré-enregistrés de "Ma sorcière bien aimée", cette version de Sabrina n'a rien à voir la cultissime sitcom. Ce spin-off moderne ressemble en vérité bien plus aux Archie comics originels et est donc bien plus sombre. Le synopsis demeure néanmoins.

Sabrina Spellman est une adolescente presque comme les autres à l'exception d'une chose : elle est mi-humaine mi-sorcière. A l'aube de son seizième anniversaire, elle doit faire un choix : accepter son héritage de sorcière et couper tous les ponts avec les humains ou renoncer à ses pouvoirs et vivre en paria auprès de ses tantes.

En dépit de quelques maladresses, la série se révèle, et de façon surprenante, efficace, ensorcelante et d'une fraîcheur bienvenue. Sans doute, grâce à son héroïne qui enchaîne avec brio fragilité et détermination à toute épreuve.

Belle surprise !

10. Les nouvelles aventures de Sabrina

Membre de Gourm'Edhec ou non, tu ne voudras pas manquer cette initiation au voyage. "Chef's Table" c'est la série documentaire qui te fait parcourir le monde à la découverte des plus grands chefs. Si la série a comme principal sujet évidemment la nourriture, "Chef's Table" ne se contente pas de filmer les meilleurs chefs aux fourneaux. Elle invite le spectateur aux quatre coins du monde pour rencontrer tour à tour le Mexique, les pays scandinaves ou les coins reculés d'Asie. Au coeur des traditions nationales, la série plonge encore plus profondément dans le quotidien des chefs et leur rapport à leurs coutumes. 

La nourriture est, au fond, une porte d'entrée vers un pays, un homme ou une femme.

"Chef's Table" nous fait saliver mais aussi parcourir la planète de façon délicieuse.

: dispo sur Canal +

: dispo sur Netflix

ARTICLE 19

Top 10 des musées les plus WTF au monde

Anaïs D. - Novembre 2018

Once upon a time… Tout a commencé avec cette nouvelle annoncée par le Canada. Depuis le 1er novembre 2018, les médecins canadiens sont en droit de prescrire des visites de musée gratuites. Certes, le projet ne s’applique pour l’instant qu’en partenariat avec le Musée des beaux-arts de Montréal. Mais les patients et leurs proches peuvent en bénéficier, peu importe leur pathologie. Derrière cette initiative se cache un constat intéressant : il existe des alternatives aux médicaments ingérés pour se soigner, et l’une d’entre elles pourrait bien être l’art. Ce nouveau type de thérapie serait fortement efficace dans des cas de dépression, de stress ou d’anxiété.

 

En apprenant cette nouvelle, une envie subite m’a prise : rédiger une bucket list. Non pas des maladies ou troubles que j’aimerais contracter avant de mourir afin de bénéficier de ces expéditions muséales canadiennes gratuites (franchement, c’est tordu d’y penser), mais bien des musées que je pourrais visiter ces prochaines années. J’aurais pu y ajouter le Louvre ou le British Museum, le MoMA ou le Prado… Mais comme tu vas t’en apercevoir, ma liste comporte des petites perles que tu ne connais probablement pas ! Alors embarquons pour un top 10 des musées les plus WTF dans le monde… que tu devrais voir au moins une fois dans ta vie !

#1 Les plus belles œuvres d’art que tu aies pu admirer

 

Commençons peu, commençons bien. Direction le Massachusetts pour visiter un musée au nom on ne peut plus explicite : the Museum of Bad Art. L’art mauvais, pour les non-bilingues quoi. Puisque toute ville digne de ce nom possède un musée consacré à la crème de la crème de l’art, le créateur du MoBA a décidé d’exposer ce qui se fait de pire. Les œuvres montrées au public présentent effectivement des défauts majeurs… mais partaient d’un bon sentiment. Si elles sont exposées, ce n’est pas pour se moquer, mais davantage car elles auraient réellement pu être réussies. Tu apprécieras donc la persévérance de ces peintres et la sincérité de leur démarche artistique… Ils ont mis du cœur à l’ouvrage… Ils auront au moins essayé. Vini, vidi, pas vici.

#2 Un conseil : n’y entre pas par effraction

 

WTF, à première vue, sûrement car ce musée un brin particulier est situé au sein même d’un hôtel de police parisien. Pour entrer, tu devras te frayer un chemin entre moults personnes pas venues ici pour enfiler des perles. Si tu es familier avec les GAV, je ne me fais pas de souci pour toi : tu trouveras naturellement la porte d’entrée vers la cell… vers le musée.

WTF, peut-être, grâce (ou à cause de) aux pièces à conviction exposées et qui ont incriminé bien des coupables : tu devines aisément la manière dont ils les utilisaient sur leurs victimes… Je te laisse imaginer, par exemple, l’utilisation qui peut être faite d’un fer à cheveu…

WTF, enfin, par le regard que ce lieu nous permet de poser sur la police, la criminologie, et quelques affaires célèbres.

Bref, il s’agit du musée de la préfecture de police, à Paris, et il se visite plus qu’il ne se raconte. En bonus : tu trouveras ici des mots croisés édition spéciale musée du crime. Enjoy, c’est cadeau pour tes fraîches et solitaires soirées d’hiver à venir.

#3 Passion dont tu te tamponnes passionnément

 

Un musée sur les menstruations situé dans la cave de son créateur passionné par les menstrues… Wait. L’histoire commence mal. Je vais plutôt changer de cible…

#3 bis Un concept muséal très… capillotracté

 

Un musée des cheveux ? Non, l’idée n’est pas réservée uniquement aux coiffeurs (après tout, tu ne sais pas réellement ce qu'ils font avec tes cheveux une fois coupés). Tu peux également le visiter, même si, de prime abord, cette pensée saugrenue ne te traverse pas l’esprit. Tapisser de cheveux les murs et le plafond de ton appartement ? Comment cela, tout le monde ne le fait pas ?! Raison de plus pour visiter le musée d’un collectionneur turc de mèches de cheveux ! 16 000 mèches sont suspendues et proviennent de donatrices des quatre coins (non, la Terre n’est pas ronde, CQFD) de la planète. Étrange, mais après tout : pourquoi pas.

#4 L’art s’invite à l’aéroport

 

Entre deux voyages, j’irai visiter un énième musée. Car savais-tu qu’il était possible de se cultiver à l’aéroport ? Et non, ceci n’a aucun rapport avec Kaaris, Booba ou une boutique duty free. L’aéroport de Roissy accueille un musée totalement gratuit dont les voyageurs en transit profitent. Les œuvres proviennent des plus grands musées parisiens et sont renouvelées deux fois par an. Pour les admirer, tu devras partir du terminal 2E et embarquer en Hall M avec Air France-KLM ou les compagnies de l’Alliance Sky Team. OK, beaucoup de prérequis, mais l’initiative vaut le détour !

#5 Plongée dans un musée sous-marin

 

Un musée situé au fond d’un parc national maritime… C’est possible ! Mais surtout étrange, original et dépaysant. Près de 400 sculptures ont été immergées à Cancun depuis 2009. Pour le côté merveilleux, imagine ce que cela donnera quand les coraux auront colonisé ce musée et qu’un récif se développera ! Tout a été pensé comme un véritable musée et prend en compte les spécificités de ce lieu d’exposition (très) spécial. Les sculptures sont organisées par salles thématiques et une visite guidée en bateau peut accompagner la plongée pour approcher les œuvres. Active les sous-titres de la vidéo suivante mais, disclaimer, c'est magnifique et c'est en espagnol. 

#6 A la gloire des PEZ

 

Si tu n’as pas raté ton enfance, tu as forcément déjà mangé des PEZ. Et tanné tes parents à la caisse du supermarché pour acheter le dernier distributeur de bonbons PEZ à la mode. Ça y est, tu t’en souviens ? Et bien, si tu es nostalgique de cette époque, sache qu’il existe un musée en l’honneur de ces petites sucreries ! J’ai nommé : le Burlingame Museum of Pez Memorabilia. Oh, toi, grand enfant que tu es, rends-toi en Californie et découvre une collection de distributeurs de PEZ vieille de presque 70 ans ! Ce n’est pas de ma faute si, lors de ton prochain passage au supermarché, tu craques pour quelques PEZ et que la caissière te regardera d’un regard désapprobateur…

#7 Je suis venu te dire que je m'en vais

 

Ha, tous ces souvenirs que tu gardes ton ex… Je ne parle même pas de toutes ces photos de « « bae » » que tu partageais frénétiquement sur Facebook ET Instagram (oui, tu as poussé le vice un peu loin). Et puis, toutes ces reliques et babioles accumulées au cours de votre relation…

Pour t’en débarrasser et passer à autre chose, oublie le chamanisme et prévois un petit pèlerinage en Croatie ! Là-bas, afin de partager sa douleur, quelqu’un a eu la glorieuse idée de créer un musée où exposer ces réminiscences de relations brisées. Mais faut-il vraiment sanctifier cette relation avec ce conn… Quoi, je m’emporte ? La question reste en suspens. En attendant, rends-toi ici pour en découvrir plus sur ces anonymes qui s'ouvrent à de parfaits inconnus !

#8 Failure Museum : ta vie, cet échec

 

Je tenais à remercier mes cours de marketing, sans lesquels je n’aurais pu découvrir l’existence de ce musée. Merci pour cette contribution à ma bucket list. Je tenais également à remercier tous ces inventeurs géniaux (ou pas) qui ont permis à ce musée de voir le jour. Le Museum of Failure (ou Musée des échecs commerciaux, dans la langue de Molière) pourrait te redonner de l’espoir. En effet, il réunit en un même lieu (actuellement, c’est en Suède !) de nombreux objets et idées commerciales qui sont aujourd’hui célèbres grâce… à leur fiasco. Mention spéciale aux lasagnes Colgate et au jeu de société Donald Trump, deux choses que je regrette tous les jours de ne pas posséder, tant leur qualité et leur valeur semblent… inestimables. La morale du créateur de ce musée est loin d’être futile : l’on peut apprendre de ses échecs, et le progrès et l’innovation requièrent d’abord d’accepter de tels déboires.

#9 Réveille le sadique (ou masochiste) (ou les deux) qui sommeille en toi

 

Savais-tu qu’il existait un musée de la torture médiévale ? Ce lieu permet notamment de sensibiliser à la violence, en exposant les moyens par lesquels des êtres humains ont pu être torturés au cours de l’Histoire – et continuent de l’être. La description de certains instruments de torture fait froid dans le dos. L’endroit est hors du temps, niché dans une petite ville de Toscane – mais il existe plusieurs autres musées de la torture en Europe, notamment à Prague et Amsterdam (ne me remercie pas pour le bon plan pour tes prochaines vacances). Plus une minute à perdre, cher écrivain en herbe, amateur de BDSM : ce musée t’ouvre grand ses portes. Car, qui sait, peut-être t’inspirera-t-il le prochain 50 Shades ?

#10 Bonus footix

 

Les crampons de Mohamed Salah sont au British Museum (pour remettre au goût du jour la collection égyptienne) et Kylian Mbappé a sa propre statue au musée Grévin (pour remettre au goût du jour les statues de cire). Voilà, tu n’as plus qu’à faire ton choix !

Afin de garantir un minimum la crédibilité de cet article, je t’ai épargné le musée du phallus et le musée du préservatif. Mais pour les plus avertis d’entre vous, ils se trouvent respectivement en Islande et dans la ville française de Condom (mais il existe aussi un tel musée en Thaïlande, car il s’agit d’un des plus importants pays producteurs de préservatif #etouais). J’ai également oublié de mentionner le musée des toilettes, en Inde – mais suis-je sincèrement obligée de justifier ce malencontreux oubli ?

ARTICLE 18

McDonald's : Food de Pub

Anaïs D. - Août 2018

L’acmé de l’innovation chez McDonald’s, ce n’est pas vraiment le muffin Oreo. Eventuellement, ce serait la possibilité de personnaliser son burger en commandant à une borne. Mais, indéniablement, la publicité est LA chose la plus créative que l’on retrouve chez la chaîne de fast-food. Alors, on retrace pour toi 5 ans de pub originales ou osées signées McDonald’s. Spoiler alert : tu risques d’avoir faim !

2013 : gros plan et énorme culot

 

La particularité de cette campagne presse, c’est qu’elle ne présente pas le logo de McDonalds, ni son slogan, ni une accroche. Elle se réduit à un gros plan sur des produits qui ont contribué à la renommée du fast-food. Inutile de préciser que l’image est des plus alléchantes…

 

En résumé : une photo de Big Mac en double page d’un magazine, et c’est tout. Tu es sûrement déjà tombé nez-à-nez avec ce print et, pourtant, le nom de McDonald’s est le premier (ou le seul ?) qui t’est alors venu en tête… Comment douter donc du leadership de l’enseigne américaine sur le marché français de la restauration rapide ?

 

C’est parce que les arches jaunes sont omniprésentes en France qu’une publicité comme celle-ci échappe au flop. Mais pour le côté culotté et percutant, tu n’as encore rien vu…

2014 : le flat design, ça te parle ?

 

Less is more : et si McDonald’s avait définitivement adopté ce mantra ? C’est ce que l’on pourrait bien croire, au vu de sa campagne de 2014 (et les suivantes !) qui s’inspire du flat design.

 

Késako ? Un design web 100% épuré ! Le flat design se passe de toutes les fioritures inutiles d’une création. On obtient alors une publicité simple… mais pas simpliste ! Et la chaîne de fast-food en a tiré profit. Chaque produit célèbre de la marque revêt une apparence codique et ressemble à un pictogramme (ou aussi appelé emoji, si tu es né après 1995). Tels une ode au symbolisme, mais actualisés version XXIème siècle.

Comme tu peux le voir, le résultat est carrément minimaliste. Néanmoins, la morale est la même qu’avec les gros plans (so 2013…) : qu’on l’aime ou qu’on déteste, le M rouge et jaune est ancré dans la culture populaire française. Au premier coup d’œil, on identifie assez aisément les 6 produits de la marque choisis pour l’occasion.

2015 : voici les McEmojis (presque...)

 

Jouer avec les codes… précisément en cassant les codes ! McDonald’s s’adresse spécifiquement à son cœur de cible, les 18-35 ans, avec ce spot « emojis » (ndlr : beaucoup mieux que le film Le Monde secret des emojis. Eurêka, McDonald’s France arrive donc à faire des choses qualitatives !). Puisque les images se suffisent à elles-mêmes…

2016 : spot 2.0 version whiteboard animation

 

McDonald’s s’est également essayé à la vidéo publicitaire dessinée. Un choix fortement audacieux pour un résultat très (très) léché. Car opter pour une campagne dessinée ne laisse rien au hasard : elle a de grandes chances d’augmenter le capital sympathie qu’a la marque auprès des téléspectateurs !

 

Bingo : le dessin paraît plus doux et bienveillant qu’une publicité classique. C’est vrai, pourquoi se méfierait-on des dessins animés ? Tu es beaucoup plus réceptif à cette nouvelle forme de pub, car elle est précisément attrayante, dynamique, fun

 

Surtout, elle s’inspire des vidéos explicatives dessinées, qui pullulent sur le net et dans les journaux télévisés afin de vulgariser un sujet et synthétiser une grande masse d’informations. Le tout est rendu plus digeste et accessible grâce aux dessins et aux chiffres mis en avant. La recette : un crayon, du papier blanc, et une énorme chance que le spot devienne viral !

 

Puisqu’on est sympa, voici le spot dessiné promouvant le recrutement de jeunes. On ne sait jamais, cela pourrait toujours t’être utile pour tes futurs plans de carrière…

2017 : plus arty que jamais

 

Comble de l’ironie pour un fast-food que de mettre 10 jours à assembler un Big Mac. McDonald’s perdrait-il en efficacité derrière les fourneaux ?

 

Non, bien au contraire : ces produits prennent vie sous l’objectif d’Helmut Stelzenberger. Dix jours étant, non pas le temps nécessaire pour prononcer correctement le nom de cet homme, mais bel et bien la durée qu’il a fallu pour créer de toute pièce les éléments au centre de cette publicité de la marque au grand M.

 

Bref, bien moins rapide que l’allure à laquelle tu engloutis habituellement ton double cheeseburger – et les potatoes qui vont avec, accompagnement de circonstance.

 

Mais qu’il s’agisse de frites, d’hamburgers ou de glaces, les produits phares (et ceci, sans jeu de mots) de la marque sont au cœur de cette campagne minimaliste. Des guirlandes lumineuses ingénument agencées forment tour à tour la silhouette d’une barquette de frites ou d’un pot de Sundae. Loin des images filmées au ralenti de bacon qui grésille, de fromage qui fond, et d’une bouche qui mord à pleines dents dans un sandwich aussi gros que gras, cette affiche se veut plus artistique et épurée.

 

Tant d’efforts pour nous informer que les horaires d’ouverture des restaurants de la chaîne s’allongent. Tu es averti : succomber à un menu Maxi Best Of en pleine nuit, c’est désormais possible.

 

Mais surtout, avec une telle affiche, tu n’auras jamais vu un Big Mac aussi beau.

2017 (bis) : ode au minimalisme (bis)

 

Promouvoir de la nourriture, c’est has been. Mettre en avant des emballages McDonald’s, c’est bien.

 

Et si lesdits emballages sont totalement vides, c’est encore mieux ! Car qui dit boîte de nuggets vide, dit nuggets englouties car elles étaient délicieuses. CQFD. Le message est donc clair et la mise en image est, quant à elle, très simple.

 

Tout cela conduit à un print (une nouvelle fois) minimaliste qui présente les conteneurs vides de frites, McNuggets ou BigMac. Le tout sur un fond coloré et uni… sans oublier quelques miettes qui traînent sur l’image !

 

2018 : déjà dans le futur

 

Direction l’Espagne pour faire un petit saut dans le futur. La branche espagnole de McDonald’s y diffuse depuis quelques semaines un spot TV pour célébrer le 50ème anniversaire du BigMac.

 

Là encore, faire une rétrospective des 50 ans du BigMac, depuis sa création jusqu’en 2018, aurait été beaucoup trop attendu…. C’est pourquoi les téléspectateurs sont téléportés vers l’an 2068 (version McDonald’s, bien évidemment !).

 

A quoi ressemblera le monde (et la marque aux arches) dans 50 ans ? Suspense intense…

Rien d’original : tout aura changé car la technologie à gogo rythmera notre quotidien. Sauf… peut-être… le BigMac !

 

La McMorale

 

Parce que cet article était déjà long, et que l’on voulait conclure en beauté pour te féliciter d’être arrivé jusqu’ici, on a demandé à Jared Leto (oui oui) de clôturer ces 5 ans de publicité McDonald’s par une petite phrase philosophique bien léchée.

 

Voici le petit mot qu’il nous a laissé : "When advertising is creative, it's not advertising, it's art”

ARTICLE 17

Le Coeur de l'Artiste

Agathe R. - Avril 2018

  J’étais debout, à un concert, le téléphone à la main, laissant ma lampe torche allumée pour rejoindre celles de tous les spectateurs autour de moi, brisant l’obscurité ambiante pour ne former qu’une immense vague lumineuse, un mur incandescent qui faisait face à la scène, quand l’émotion m’a saisie.

  Ce sentiment, indescriptible sur le moment, m’a enveloppée et a traversé toute la salle. A cet instant, je n’étais plus moi, spectatrice, je n’étais qu’un, avec la foule, avec l’artiste. Submergée par ce que j’ai ressenti alors, je n’en retiens pourtant que le calme qui régnait en moi. J’étais à ma place, et j’y étais bien. J’étais nulle part et partout à la fois, le temps n’existait plus, seul comptait l’instant présent. Un instant qui n’aura finalement duré que quelques minutes, le temps que la chanson prenne fin et que les applaudissements surgissent après néanmoins un petit flottement, comme pour prendre mesure de ce qui venait de se passer ici, dans cette salle, ce moment d’échange, ce lien unique partagé avec l’artiste face à nous.

  C’est là que j’ai compris. J’ai compris ce que cela fait d’être un artiste, ce que cela requiert.

  Aujourd’hui, je n’écris pas un article de recherche ou une analyse d’œuvre. Non, aujourd’hui je veux simplement parler, écrire sur les artistes, raconter ce qu’est un artiste finalement et le partager avec vous. Dans cet article, je déclare ma flamme aux artistes et j’essaie de répondre à cette question qui semble pourtant si simple : un artiste, c’est quoi ?

  Un artiste, ce n’est pas quelqu’un qui fait de l’Art, ce serait trop simple. C’est quelqu’un qui accepte d’exposer sa propre sensibilité aux yeux de tous. Par ses créations et ce qu’il produit, il partage avec tous une partie de son cœur et nous ouvre son univers. L’Art, c’est une mise à nu, et on peut facilement imaginer la peur qui en résulte. Tel sur la photographie ci-dessus, l’artiste se retrouve face à nous. Il ose, il s’expose et se présente face aux regards de tous, face à une société où le jugement est devenu immédiat et l’avis partagé en un clic. Les artistes n’ont pas peur d’exister et si la peur subsiste, ils bravent chaque jour cette angoisse et l’affrontent pour nous offrir leur vision du monde. C’est pourquoi je ne peux qu’être admirative devant leur courage.

  Qui plus est, de par ce qu’il crée, l’Art offre un pont vers l’autre, il est un moyen d’atteindre l’autre. Qui n’a jamais eu l’impression de se reconnaître à travers une chanson, un personnage de livre ou de film ? Un artiste nous touche, il touche notre partie sensible, nos émotions, notre cœur. Il est parfois compliqué de mettre des mots sur ce que l’on ressent face à une œuvre.

  On est ému, on est saisi par ce qui nous arrive, mais comment quantifier ou qualifier cela ? Cela nous dépasse et on reste alors coi, on ne veut pas que cela cesse. Pourtant, l’Art peut aussi nous mettre mal à l’aise et cette fois faire appel à des sensations moins agréables, il nous choque et on est presque tenté de partir pour échapper à cette désagréable sensation. Mais encore une fois, c’est parce que l’artiste a visé juste et nous met face à une réalité qu’on préférait peut-être éviter.

  L’Art est une lunette à travers laquelle on voit le monde, mais il nous en dévoile aussi les plus sombres facettes, il ne sublime pas les choses, il les présente telles qu’elles sont sans prendre de pincettes et l’artiste devient exécuteur de cette révélation.

  Enfin, quand je parle de pont vers l’autre, il est nécessaire de parler du plus grand pouvoir de l’Art et des artistes : l’Art offre un monde plus large, une communauté à laquelle tous peuvent appartenir et se retrouver. Les artistes en sont les gardiens, les pionniers, et ils participent chaque jour à l’agrandir. Il ne tient qu’à vous de rejoindre l’aventure.

  Comme un clin d’œil, le concert auquel j’assistais s’est terminé sur la chanson Team. Encore et toujours cette idée d’union, de communauté que nous offre l’Art car c’est bien là ce que j’ai ressenti ce soir-là : j’appartenais à quelque chose de plus grand que ma simple personne.

  J’étais entourée de compagnons de route et même si nous allions en direction d’une destination encore inconnue, qui ne se révélerait qu’au fur et à mesure de notre périple, mais il y a bien une chose dont j’étais sûre et qui est encore vraie aujourd’hui : comme le chante Lorde dans cette fameuse chanson, nous ne sommes pas seuls car

« We’re on each other’s team ».

ARTICLE 16

Salon du livre de Paris :
Un rendez-vous littéraire incontournable

Thomas B. Mars 2018

Chaque année, durant le mois de mars, Paris devient le lieu de rendez-vous pour tous les amoureux de la littérature, peu importe leur style de prédilection. En effet, durant 4 jours, le fameux salon du livre ouvre ses portes, l’occasion pour tous les lecteurs débutants ou avertis de rencontrer leurs auteurs préférés pour une séance de dédicace ainsi que de fouiner un peu dans l’espoir de faire de nouvelles acquisitions. A chaque nouvelle édition sont également organisés des scènes suivant différentes thématiques (les catégories Young Adult et Polar étaient à l’honneur cette année), sont organisés également des rencontres avec des professionnels ou encore des tables rondes.  

Cette année, au niveau des auteurs présents, il y en a eu pour tous les goûts car on a pu y trouver notamment Franck Thilliez, Amélie Nothomb ainsi qu’Anna Todd et bien d’autres ! Pour les réticents d’entre vous qui hésitent toujours à s’y rendre, sachez que l’accès au salon est payant mais que le prix n’est pas excessif (entre 10 et 12 euros selon que vous y alliez la semaine ou le week-end), aucune raison donc de ne pas y aller.

Si vous appréciez lire, que ce soit occasionnellement ou quasi quotidiennement, le Salon du Livre de Paris est un incontournable où il est indispensable de se rendre au moins une fois dans sa vie. En tout cas, soyez-en sûr, vous ne le regretterez pas !

ARTICLE 15

La modernité dans l'assiette

Astrid C. mars 2018

Un fin palais, un cuisinier, un chef étoilé, le meilleur pâtissier du monde 2017, mais surtout, un artiste : Cédric Grolet. Amateur de Top Chef ou simplement un grand gourmand, son nom vous dit probablement quelque chose. Voyons voir si un peu plus de détails à son sujet vous fait vous lécher les babines.

  

Une célébrité de plus en plus gourmande

Chef pâtissier au Meurice, restaurant doublement étoilé de la capitale française. Voici le titre officiel de Cédric Grolet. Cependant, la célébrité de son nom s’étend au-delà des murs du prestigieux établissement. Elu meilleur pâtissier français en 2015, 2016 et 2017, il se voit attribué le titre de meilleur pâtissier du monde en octobre 2017, lors des Grandes Tables du Monde, à New York. Le jury, et notamment le chef pâtissier français Pierre Hermé, ont rendu hommage à ses plats audacieux et modernes. Ils ont particulièrement applaudi la technique des incroyables trompe-l’œil fruités de notre homme.

De plus, son art séduit de plus en plus de fin palais, de chefs mais aussi de petits gourmands comme vous et moi. Suivi par plus 100k sur Facebook et pas loin de 600k sur Instagram, Cédric Grolet aime nous faire partager le plaisir qu’il prend à réaliser des performances culinaires toutes plus époustouflantes les unes que les autres, qui nous font saliver d’avance.

Les grandes tables du monde
NY 2017

Jury composé de Jean-Francois Piège, de Pierre Hermé, du directeur de salle du restaurant Alain Ducasse & de la chef de rédaction AuFéminin

Un virtuose de la patisserie

Chef pâtissier du Meurice depuis 2012, Cédric Grolet a pu exercer son art dans la cuisine du palace parisien. Accompagné de son sous-chef, il y a notamment perfectionné sa maitrise du trompe l’œil. Véritable prouesse culinaire et artistique, ces desserts, qui visuellement ressemblent à s’y méprendre à des fruits, renferment un savant mélange de saveurs précisément choisies afin de sublimer le gout fruité. Si notre jeune chef semble s’amuser lors de la réalisation de ces incroyables gâteaux, les techniques ultra pointues qu’il utilise pour parvenir à ses fins refroidissent bien vite les copieurs. L’inventivité, la modernité, l’audace et le savoir-faire de Cédric Grolet lui permettent de tenter les visuels culinaires les plus ambitieux, tel que le fameux Rubik’s Cake. Composé de 3 plateaux tournants et de mini cake colorés, ce dessert correspond en tout point de vue au célèbre casse-tête. 

Ceci n'est pas une mandarine

Les trompe l’œil sont la passion pâtissière de Cédric Grolet. Il se donne a cœur de pouvoir toujours les perfectionner et les rendre plus vrais que nature. Il s’évertue aussi à trouver de nouveaux fruits à imiter et à y incorporer de nouvelles recettes aux parfums alléchants.

Voici sa dernière création : la mandarine. A l’extérieur, rien à dire. Même les reliefs de la peau de l’agrume sont copiés à la perfection. Le chef pâtissier précise par ailleurs dans une interview que « la seule chose qui ne tient pas du fruit, c’est le visuel du dessert. ». En effet, il insiste pour utiliser un maximum le fruit dans son intégralité, sauf pour l’aspect, dont le but est uniquement de tromper le convive. Ainsi, à l’intérieur de cette étonnante coque orange en mousse de poivre de timut (originaire du Népal), nous découvrons une compotée d’agrumes qui satisfait pleinement nos papilles.

Allez on goute !

ARTICLE 14

Carnaval d'Annecy : le masque est roi

Mars 2018 - Anaïs D.

Alors que de nombreuses villes du nord de la France vivent actuellement au rythme des carnavals, nous vous proposons un détour par un carnaval d’un genre bien différent. Direction les Alpes, avec un carnaval vénitien… en France !

Ce n’est autre qu’à Annecy que s’est déroulé ce carnaval, du 23 au 25 février dernier. Quoi de plus étonnant lorsque l’on sait que cette ville haut-savoyarde est surnommée la petite Venise des Alpes ?

Tenues d’apparat

Si le cadre de cette manifestation participe à sa renommée, les magnifiques costumes des carnavaliers demeurent néanmoins la principale attraction de ces 72 heures de fête. Cherchez un petit groupe compact de personnes, statique et en forme d’arc de cercle, et soyez presque sûrs qu’elles sont toutes agglutinées autour d’un mystérieux bipède au visage dissimulé…

Des centaines de personnes masquées défilent ainsi dans les rues piétonnes et le long du lac. Défilent… en n’arrêtant pas de prendre la pose, afin que touristes et locaux immortalisent leurs costumes. Ceux-ci doivent traditionnellement ne laisser transparaître aucun centimètre carré de peau. Pour le reste, le thème est libre ! Certaines tenues sont plus allégoriques ou élaborées : paons majestueux ou pieuvres élégantes croisent le chemin de costumes typiques des anciennes familles vénitiennes.

Voyage en Italie

L’initiative est née il y a un peu plus de vingt ans. Les membres d’ARIA, Association Rencontres Italie-Annecy, lancent le projet d’un carnaval ouvert au grand public. La ville avait alors conclu un récent jumelage avec Vicenza… située dans la région vénitienne ! Le lien était alors tout trouvé pour célébrer la culture italienne.

Sous ces apparats se cachent parfois des membres de l’association ; les autres viennent de la France entière, voire de l’étranger. On compte notamment beaucoup de Suisses parmi les participants à cette parade – proximité géographique oblige.

De l’art ?

A en croire le nombre croissant de masques et de visiteurs que cet évènement attire chaque année, il est difficile de considérer ce carnaval comme une simple copie pâle de son homologue vénitien, ou comme une manifestation pittoresque qui n’aurait pas sa place en France.

Des liens se tissent avec les photographes, qui aiment à revenir à chaque édition pour capturer la magnificence des costumes. Les carnavaliers, quant à eux, s’affairent toute l’année à créer de toute pièce leur propre tenue. On s’étonne ou s’extasie alors devant ces tenues aux couleurs flamboyantes. On se prête au jeu des clichés, des poses et du théâtre permis par le déguisement. On voyage un tant soit peu, grâce aux valeurs exultées par le carnaval de Venise : joie de la vie, ardeur, liberté d’expression. Car, en Italie, le carnaval rassemble et efface les barrières sociales.

Mais tous les personnages qui investissent la ville restent muets et se parent de tenues mystérieuses, patiemment confectionnées à la main. Des heures de travail pour parader dans un paysage de carte postale le temps d’un week-end. Une ville de caractère pour un dépaysement très italien !

ARTICLE 13

Le tifo : la passion au service du sport et de l'Art ?

Mars 2018 - Agathe R.

Lorsqu’il est question d’Art, le sujet porte de manière générale sur les Sept Arts que sont l’architecture, la sculpture, la peinture/le dessin, la musique, la littérature, les arts de la scène et le cinéma. Nombre qui s’étend parfois jusqu’à onze si on compte aussi les arts médiatiques, la bande dessinée/le manga/les comics ou le jeu vidéo.

Qu’en est-il du sport ?

Je ne vais pas jusqu’à dire qu’un Picasso est comparable au dernier match Écosse-Angleterre au tournoi des Six Nations, mais, après des performances sportives somptueuses tel qu’en patinage artistique lors des Olympiades de Pyeongchang, la question se pose : le sport peut-il être considéré comme une forme d’Art ?

Le débat est vaste cependant. Je ne peux l’aborder en son intégralité et je tiens alors à m’intéresser à une face du sport qui reste encore méconnue du public, si ce n’est des afficionados : Aujourd’hui, je souhaite parler des tifosi et de l’Art du tifo.

Exemple de tifo, ici au Camp Nou de Barcelone

Né en Italie, dans les années 60-70 avec le développement des mouvements ultras (groupes de supporters généralement inscrits au sein d’associations dans le but de soutenir leur équipe), le tifo consiste en la réalisation de chorégraphie visuelle que ce soit à l’aide de bannières, de drapeaux ou parfois même de fumigènes, le tout étant ensuite mis en scène dans les stades ou durant l’événement concerné.

La culture du tifo s’est ensuite propagée à travers le monde et les sports, bien qu’il se retrouve aujourd’hui principalement dans le football.

Plutôt que d’être décrit, le tifo se voit et se vit. C’est pourquoi je vous invite à regarder le diaporama ci-dessous présentant quelques tifosi qui serviront de base à mon argumentation.

Le tifo, quésaquo ?

Mais alors, c'est de l'Art ?

Les amateurs de sport reconnaîtront le Mur Jaune du Borussia Dortmund, ou le Stade Vélodrome de Marseille mais auront plus de mal à identifier les trois autres, tout droit venus des championnats américains, et notamment des clubs de Portland, dont les Thorns, réputés pour leur somptueux tifosi. Un choix que l’on peut juger étonnant, que l’on peut critiquer, mais un choix assumé car il témoigne de mon opinion, et de mon expérience. L’Art est plus fort quand il nous touche, quand on s’y reconnaît, et cela explique donc le choix de ces trois œuvres.

Et je parle ici déjà d’œuvres, et non pas de simples travaux. Car en effet, à la question initialement posée je réponds que oui, le sport est à mes yeux une forme d’Art et le tifo en est une expression. Regroupant d’autres arts, il ne peut en être un à part entière mais les tifosi représentent bien plus que ce que l’on en voit.

Derrière ces bannières, ces magnifiques figures comme ici avec ces guerrières « shields up » pour défendre leur domaine, derrière ces belles paroles (quelle belle référence à St Exupéry dans le 3ème tifo¸ thorns signifiant épines en anglais et Portland étant surnommée The Rose City, ville où la passion pour le foot est renforcée par des liens uniques entre le club et son public !), derrière tout cela s’exprime la passion des fans, leur engagement fidèle et sans faille pour leur club, l’amour qu’ils lui portent, dans la joie comme l’adversité.

Le tifo c’est le chant d’amour d’une communité, c’est le cœur des passionnés - tifo en italien signifie « supporter », « enthousiasme », « fanatique » - c’est l’incarnation de tous les sentiments et émotions que nous font traverser le sport, transformant un simple match en un moment figé dans le temps et gravé dans nos mémoires.

Ceux qui viendront à lire mes quelques lignes auront peut-être les cheveux qui se dressent sur la tête. Que d'hérésie artistique dans ces déclarations, soutenue par une subjectivité flagrante !

En effet, cette prise de position m’est propre, et je l'embrasse pleinement. Mais, le meilleur des arguments n’est-il pas celui qui vient du cœur, du plus profond de soi, de cette partie de nous qui vibre à la vue d’un chef d’œuvre, à l’écoute d’un poème ou tout simplement à la vue du but qui nous propulse champion du monde ?

Le sport au même titre que l’Art crée une connexion, un lien qui au-delà de nos  différences parvient à nous unifier, tous réunis sous une identité commune l’espace d’un instant. Et c’est pourquoi je l’élève aujourd’hui au rang d’Art, avec en premier représentant les ultras et leurs tifosi.

"Une opinion n'est pas l'opinion du nombre"

Je ne suis pas vérité générale. Une opinion reste ouverte à la discussion, au débat et on est toujours plus riche de l'avis des autres 

 

C’est pourquoi je vous invite tous, encore plus si vous n’êtes pas du même avis que moi, à partager vos arguments et votre avis sur le sujet en commentaires de cette article. N’hésitez pas non plus à proposer d’autres formes d’art que vous souhaiteriez voir abordées dans de prochains articles, l’Art après tout est fait pour être vu, vécu, mais aussi débattu 😉

ARTICLE 12

Entre tradition et modernité : Quintessence

Février 2018 - Astrid C.

Des tigres bondissant dans un cerceau de feu aux trapézistes voltigeant les yeux bandés, le cirque est l'une des incarnations de notre enfance. Des années plus tard, c'est vous qui offrirez des places sous le chapiteau à votre descendance pour qu'ils aient à leur tour des étoiles dans les yeux. Mais, pour l'heure, concentrons nous sur la cohésion entre tradition et nouveau cirque, l'association entre la tradition et la modernité.

Une famille, un cirque, une histoire

La famille Alexis Gruss est l'une des plus anciennes troupes du cirque français. Ecuyer dans l'âme, amoureux de l'équitation et passioné de spectacles, le doyen de la troupe est au coeur des représentations. A l'origine des écritures de scénarios, des créations de numéros mais également maitre d'exécution des scènes d'art équestre, Alexis a su faire du cirque Gruss une référence en la matière depuis 1858. Chaque année, la troupe s'évertue à nous proposer des représentations de haut niveau qui s'adressent à tout public, depuis le plus jeune enfant émerveillé par les lumières aux grands amateurs de spectacles. Par ailleurs, la créativité hors norme de la famille repousse les limites de l'inventivité. Le cirque évolue, année après année, pour nous faire rêver éveillés chaque fois différemment.

Une coopération qui réussit

Depuis sa création, le cirque Gruss repousse ses limites pour évoluer en même temps que la société et pouvoir ainsi nous convier à des spectacles toujours plus modernes, tout en gardant la fabuleuse signature équestre de la troupe. Pour la 43e fois, le chef-d'oeuvre est là. C'est également la 4e fois que la famille Gruss coopère avec la troupe de voltigeurs des Farfadais. Accompagnés d'une direction artistique, d'un orchestre haut en couleurs, d'une chanteuse à la voix chaude et d'un fil rouge mythologique à couper le souffle, les Gruss nous présentent Quitessence.

Stefan Gruss à la voltige en solo - Element Eau durant Quintessence

Un nouveau spectacle entre art, modernité et tradition

Quintessence : une représentation entre modernité et tradition, caractérisée par une forte signature des Gruss et une voltige artistique étonnante qui n'a pas fini de nous émerveiller. La famille Gruss s'implique intensément dans leur vocation de cavalier et d'écuyer, mais évolue également vers une polyvalence des numéros. En effet, nous pouvons maintenant les retrouver dans des numéros d'échelles acrobatiques, jonglage, funambulisme ou encore, chiens savants. Afin de confirmer leur entrée dans l'ère du Nouveau Cirque, ils ajoutent à leurs spectacles emblématiques une coopération avec une troupe de trapézistes artistiques extérieures, les Farfadais. Leur personnalité réside dans leur capacité à générer des émotions chez le spectateur, ainsi que la fluidité qu'ils ont à entrer en harmonie avec les éléments qui les entourent. Ils symbolisent à eux seuls le cirque moderne, en défiant les lois de la piste ronde : direction artistique, jet d'eau, costumes, matériel, danse. Chaque détail est une avancée de plus vers la créativité et l'originalité.

Un conte de fée récité en haute voltige

Les Farfadais - Element Air durant Quitessence

Pour ce 43e spectacle, Alexis Gruss choisit une scénario s'apparentant à un sauvetage. La présentation d'un cheval blanc mal en point qui fait naitre au sein du public de la pitié et l'envie de contribuer à un meilleur avenir pour le Pégase. Seul moyen : réunir des fragments de chaque élément fondamental et les restituer au Pégase pour le faire recouvrer sa force. A la suite de cette introduction les numéros s'enchainent : chacune des prestations des Farfadais représente un élément, et entre elles s'introduisent des mises en scène équestres spectaculaires qui rappellent l'identité des Gruss. Chaque intervention est soulignée par un orchestre et une chanteuse à la voix chaude et grave, qui conduit le spectateur à s'imprégner du numéro. Plutôt que de "parler de consommateur captif", précisons ici "public captivé". Et vous, en ferez vous partie ?

Firmin Gruss sur l'Echelle Acrobatique

Element Terre durant Quitessence

ARTICLE 11

MEL + design = 2020

Février 2018 - Anaïs D.

Où ? Dans toute la métropole lilloise. Quoi ? La capitale mondiale du design. Quand ? Durant l’année 2020. Ce n’était pas clair ? Lille et sa métropole (la MEL) sont désignées Capitale mondiale du design pour 2020. Départ pour un tour d’horizon de cet évènement de grande ampleur pour la cité du Nord.

C’est l’Organisation mondiale du design (WDO) qui a retenu cette candidature, en octobre dernier, faisant de Lille la première métropole française à être désignée comme World Design Capital. Notons par ailleurs que Lille l’a emporté face à une seconde ville finaliste, qui n’est autre que Sydney ! Qu’est-ce que la MEL a donc de plus que la ville la plus peuplée d’Australie, et son Opéra ou le Harbour Bridge, pour ne citer qu’eux ?

Les autorités locales souhaitent répondre à cette question grâce à une vidéo. Après son visionnage, vous noterez par ailleurs la petite touche Transpole grâce à un plan qui vous rappelle qu’il faut valider sa carte Pass Pass à chaque fois que l’on emprunte le métro... Le message est donc passé, aux côtés de plusieurs mots clés : la métropole de Lille est connectée, innovante, inclusive, propose une bonne qualité de vie et une large offre culturelle, et valorise son héritage, notamment architectural.

 

Outre deux minutes et huit secondes d’une vidéo promotionnelle bien ficelée, capable de sublimer n’importe quel site lillois, la tendance est à la mise en exergue de lieux familiers des habitants, ou porteurs d’innovation, de progrès. Plusieurs politiques, comme Martine Aubry, clament par ailleurs que la métropole travaille avec les citoyens et les populations locales pour les associer à cet évènement. Universités, entrepreneurs, citoyens lambdas sont attendus pour prendre part à un tel projet. Le design va être inclus dans toutes les politiques publiques de Lille et ses alentours, afin de « construire l’avenir grâce au design », selon les mots du Président de la CCI Grand Lille, Yann Orpin.

L’opportunité est en effet de taille : la WDO estime que la candidature de Lille est « efficace et pertinente sur le territoire », et démontre des « capacités à tirer des communautés du design français ». Ce sera ainsi l’occasion d’établir des projets de design typiquement français, mais qui comportent une perspective mondiale, en faisant toute la richesse de Lille 2020.

La métropole lilloise compte sur d’importantes retombées économiques, mais aussi un impact plus large : sur la société, l’environnement… L’année 2020 pourrait donc constituer un tremplin pour de nombreux designers qui voudraient (ré)inventer la ville de demain et changer le territoire. Un appel à projets est lancé, dans le but justement de trouver des solutions, par le biais du design, à toutes ces problématiques auxquelles est en proie Lille : enjeux sociaux, environnementaux…

A ce titre, la MEL met en avant trois grands axes de réflexion qui structureront les évènements proposés au public dans deux ans. Expositions, visites de lieux liés au design, récompense des meilleurs projets imaginés pour la ville… pour se demander : 

Qu’est-ce que le design ? Comment a-t-il transformé notre société et notre territoire ? Comment des retours d’expériences de bonnes pratiques continueront d’inspirer notre Eldorado ?

Cet évènement n’est pas sans rappeler l’année, également faste, de 2004 qui a sacré Lille Capitale européenne de la culture, le temps de douze mois. Après l’engouement suscité par Lille 2004, beaucoup attendent avec impatience de voir comment la ville va relever ce nouveau défi et se révéler (ou non ?) à la hauteur de ce titre éphémère.

ARTICLE 10

ARTICLE 9

Histoire de l'art Vénitien

Janvier 2018 - Inès T.

Venezia… Quale città formidabile !

« Est-il une ville qui ait été plus admirée,

plus célébrée, plus chantée par les poètes,

plus désirée  par les amoureux,

plus visitée et plus illustre ? »

- Guy de Maupassant

Venise sous tous ses angles

Composée d’une centaine d’îles et îlots, elle est le lieu de rencontre entre plusieurs traditions artistiques typiques. De la dentelle de Burano aux souffleurs de verre de Murano, oubliez le métro et embarquez à bord de notre vaporetto !

Vaporetto

Laissez-vous emporter par le tourbillon coloré de Burano

Ces maisons de toutes les couleurs ? Elles appartenaient aux pécheurs. Ils les peignaient de couleurs différentes pour pouvoir s’assurer de rentrer à bon port, et ce même à travers le brouillard. Alors que les couleurs étaient moins vives à l’époque (faute de moyens), les habitants actuels repeignent annuellement les façades de leurs maisons avec des pigments plus prononcés, pour notre plus grand plaisir.

La dentelle

Burano est connue pour ses couleurs criardes, mais également pour sa dentelle.

 Une légende raconte que la réputation de la dentelle de Burano est également liée à un de ses pêcheurs.

 Un jour, celui-ci quitta la terre ferme pour partir avec son équipage. Ainsi, il fut obligé de laisser derrière lui sa promise. Pendant leur voyage, lui et ses compagnons rencontrèrent des sirènes, qui les envoûtèrent tous. Les matelots tombèrent sous le charme des créatures et disparurent dans les abysses de la lagune.

 Seul demeura sur le bateau le pêcheur, qui resta de marbre face à ce spectacle. Impressionnées et admettant leur défaite, les sirènes remirent à l’homme un voile d’écume pour le féliciter de sa fidélité.

 Le voile se solidifia aussitôt sorti de l’eau, et fut destiné à être employé pour la promise du marin le jour du mariage.

 

 Dès lors, on dit que les femmes de l’île puisèrent leur inspiration dans ce conte pour créer le punto in aria, gage de perfection dans la fabrication de dentelle.

 Le temps et l’effort nécessaire à l’élaboration manuelle de ces dentelles impliqua le prix élevé qui leur était associé. C’est alors qu’elle permit aux familles les plus aisées de se démarquer.

Les souffleurs de verre de Murano

Direction Murano, à la rencontre de ses souffleurs de verre.

 En 1291, la République de Venise qui craint les incendies, diffuse un décret interdisant aux artisans verriers de poursuivre leur activité sur l’île. Ils se voient alors forcés de migrer sur un îlot au Nord de la lagune, éloigné de la ville, Murano. C’est ici que les évolutions dans le domaine du soufflage de verre se font connaître.

 A partir du XVe siècle, la verrerie connaît un essor avec Angelo Barovier qui révolutionna le marché du verre en soufflant un verre aussi pur que le cristal de roche, un autre, blanc aussi opaque que la porcelaine de Chine, et un troisième aux reflets colorés obtenus à l’aide de différents oxydes.

 Aujourd’hui, il est possible de visiter des ateliers et d’assister au soufflage de verre chez certains artisans de l’île, dont le savoir-faire est transmis de génération en génération.

Comment parler de Venise, sans parler de ses masques ? Une tradition qui vise à effacer toutes convenances sociales lors du carnaval et à permettre à chacun d’être qui il veut et d’oser ce qu’il veut.

In fine, il y a tant de choses à dire… Mais ne me croyez pas sur parole, car le mieux reste d’y aller et de découvrir par soi-même ce qui se cache dans cette centaine d’îles…

Life is Strange :

"I wish I could stay in this moment forever... but then it wouldn't be a moment..."

Janvier 2018 - Thomas B.

   Life is Strange sur PC, Xbox et Playstation est un jeu vidéo d’aventure de style narratif sorti en 2015 produit par Dontnod Studio et édité par Square Enix. Dans celui-ci, nous incarnons Max Caulfield, jeune étudiante passionnée par la photographie qui voit sa vie changer lorsqu’elle se découvre la capacité de remonter le temps de quelques secondes à chaque fois qu’elle le désire. Avec l’aide de sa meilleure amie, Chloé Price, celle-ci va mettre son don à contribution pour retrouver la trace de Rachel Amber, une adolescente ayant disparu quelques semaines plus tôt. Qui plus est, Max sera également témoin de visions plutôt inquiétantes dans lesquelles sa ville se fait détruire par un ouragan.

  Life is Strange est-il une énième œuvre portant sur le voyage dans le temps ou au contraire parvient-il à se démarquer ?

  Avant toute chose, je vais répondre directement à la question. Oui, Life is Strange se démarque, et de loin. Il est impossible de sortir de cette expérience indemne. Que ce soit par sa bande-son, son style graphique, ses personnages ou encore son histoire, Life is Strange a absolument tout pour vous rendre amoureux et vous marquer durablement.

  Maintenant que les choses sont claires, rentrons dans le vif du sujet. Le jeu est divisé en cinq épisodes, tous d’une durée approximative de 3 ou 4 heures pour une aventure qui vous prendra globalement entre 15 et 20 selon votre rythme. Life is Strange est avant tout une aventure narrative, c’est-à-dire que tout au long de votre périple, vous serez amenés à prendre des choix qui impacteront la suite des évènements et le comportement des autres personnages à votre égard. Certains choix ne seront pas faciles du tout à prendre et vous feront hésiter de longues minutes. Heureusement il est tout à fait possible de remonter dans le temps de quelques secondes si jamais vous pensez vous être trompés. Le don de Max est en effet une feature du jeu qu’il est possible d’utiliser à n’importe quel moment, excepté pendant certaines cinématiques, et qui fait partie intégrante du récit. Certaines énigmes vous demandant d’ailleurs d’utiliser ce pouvoir seront également de la partie afin de ralentir votre progression mais rien de bien compliqué.

  L’intrigue de Life is Strange prend place à Arcadia Bay, une petite bourgade américaine en bord de mer dans laquelle tout le monde se connaît. C’est dans cette petite ville plutôt charmante que se trouve la Blackwell Academy, l’université d’art dans laquelle est inscrite Max et qui abrite en son sein une multitude de protagonistes que l’on se verra côtoyer tout au long de l’aventure.  Ceux-ci seront tantôt attachants, tantôt détestables, mais profiteront pour la plupart d’un développement complet qui les rendra tous uniques et mémorables, que ce soit Kate, la jeune fille timide vivant dans une famille extrêmement religieuse, Nathan, jeune voyou descendant de la famille la plus influente d’Arcadia Bay ou encore Monsieur Jefferson, le professeur de photographie de l’université. La meilleure amie de Max, Chloé Price, quant à elle, est le personnage que l’on verra le plus durant le jeu car celle-ci nous accompagnera au grès de toutes nos pérégrinations. La relation qui se noue et qui évolue au fil de l’aventure entre les deux personnages est d’ailleurs l’un des points forts du jeu. On se surprendra à sourire devant leurs conversations, leurs petites disputes, leurs blagues qui font à chaque fois mouche et surtout devant leurs réconciliations. Dans ce sens-là, on peut dire que Life is Strange est une véritable ode à la jeunesse et réveillera la fibre nostalgique de tous ceux qui ont un jour été jeunes (ou qui le sont toujours). Malgré tout, l’aventure prend parfois des abords plus sombres en traitant des thèmes tels que le rapport à la drogue ou encore le suicide. De plus, l’enquête liée à la disparition de Rachel Amber vous mènera parfois vers des révélations plutôt dérangeantes qui pourraient marquer les esprits les plus jeunes.

  Au niveau de la forme, le studio Dontnod a réussi à cacher les faiblesses techniques du titre par un style graphique très original et plutôt agréable à regarder. Les personnages arborent un léger air de pâte à modeler tandis que les décors semblent avoir été coloriés aux crayons de couleur et au pastel. On a d’ailleurs une prépondérance de la couleur orange qui nous rappelle sans cesse l’automne. Le tout est servi avec une bande-son exceptionnelle composée essentiellement de morceaux folks et indés que vous ne pourrez pas vous empêcher de réécouter même une fois le jeu fini. Le tout donne au jeu une ambiance assez atypique et plutôt relaxante qui colle très bien au contexte de Life is Strange. Certaines pistes seront mises sur la page pour ceux voulant se faire une idée. Pour les doublages des personnages, en anglais uniquement, les acteurs sont tous très convaincants dans leur rôle et parviennent à livrer une prestation unique qui rend chaque personnage totalement crédible dans son comportement et dans ses actes.

  Il y a néanmoins quelques ombres noires au tableau. On pourra tout d’abord citer les faiblesses techniques mentionnées plus tôt. En effet, les graphismes ne tiennent pas vraiment la comparaison avec les autres jeux nouvelle génération et les animations des personnages sont parfois assez rigides. De plus, on pourra être frustré du fait que la plupart des choix pris dans l’aventure n’ont aucun impact sur la conclusion du titre, seul le choix final était vraiment important pour celle-ci. Mais ces défauts n’entachent pas la qualité générale du titre.

  Au final, difficile de ne pas conseiller Life is Strange aux possesseurs de consoles de jeux. Il s’agit d’une aventure unique qu’on peut difficilement oublier. Et une fois terminé, le seul regret qu’on puisse avoir, c’est de ne pas pouvoir s’effacer la mémoire pour pouvoir le découvrir à nouveau. Life is Strange est un coup de cœur à tous les niveaux et on ne peut qu’espérer que le deuxième opus annoncé par le studio sera tout aussi bien. 

Obstacles - Syd Matters
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Spanish Sahara - Foals
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Ingénieure-informaticienne et féministe, cette parisienne de 36 ans fait parler d’elle sur les réseaux sociaux depuis quelque temps. D’elle, ou plus particulièrement, de ses bande-dessinées numériques… N’avez-vous donc pas entendu parler d’Emma ?

Janvier 2018 - Charlotte G.

Emma, ingénieure, artiste et féministe 

Tenant son propre blog emmaclit.com, la jeune aborde des sujets d’actualités sociaux et politiques avec un regard engagé, dans l’objectif de permettre à ses lecteurs de les voir avec « un autre regard », comme le titre de sa BD. L’affaire de l’assaut de Saint-Denis en novembre 2015, le sexisme au travail, les violences obstétriques, comprendre le clitoris, et maintenant la charge mentale…des sujets divers et variés, mais un point commun : la volonté de briser les tabous et les clichés.

              Emma a commencé ce projet en mars 2016, alors que les débats faisaient rage autour de la loi Travail. A l’époque, sa page Facebook comptait 500 abonnés… en petit comité, donc. Ses images étaient alors ornées des dessins bâtons, avec peu de couleurs. Avec le l’élargissement exponentiel de son public, ses dessins se sont développés mais restent très simples : l’esthétisme importe peu dans ces courtes BDs où l’attention doit être portées sur le contenu des bulles.

« Ce ne sont pas des choses jolies, mais des choses qui parlent. »

« Fallait demander » est consigné dans le tome 2 du livre « Un autre regard » d’Emma, en librairie depuis mai 2017. Des extraits de cette BD circule largement sur les réseaux sociaux. Et pour cause : 165 000 abonnés à la page Facebook d’Emma, ses histoires likées 72 000 fois, partagées 300 000 fois et commentées par 13 000 internautes… 

Les sujets abordés par Emma font parler. Dans « Fallait demander », Emma créer le concept de la charge mentale, d’après elle quasi-systématiquement supportée par la femme dans un couple ou une famille. Organiser la vie commune, prévoir les courses, garder la maison rangée, anticiper les repas, évite les imprévus… un travail constant et invisible dont les hommes ne prennent pas toujours conscience. 

Se représentant dans ses images, Emma explique, un sourire bienveillant aux lèvres, ce qu’est la charge mentale, s’inspirant et l’illustrant de son vécu et de celui de son entourage. En plus d’en analyser les causes, Emma propose quelques solutions : un meilleur accompagnement des femmes après leur accouchement, l’allongement du congé paternité…

Avec ce projet, la jeune ingénieure-informaticienne espère montrer à chaque femme qu’elle n’est pas une exception, et que la charge mentale est bien un phénomène généralisé. Elle souhaite créer une solidarité entre elles, mais générer une prise de conscience chez celles et ceux qui n’avait pas remarqué son existence. Et ça marche : le véritable succès d’Emma, est que ses propos sont sorti du cercle féministe pour toucher un public plus large et plus divers. 

Si vous la suivez (et il n’est jamais trop tard), rendez-vous au prochain épisode, pour une réflexion sur la charge émotionnelle.

ARTICLE 7

Les coulisses d'une démonstration d'élite

Décembre 2017 - Astrid C.

Tutus, froufrous, collants et pointes blanches : tenue règlementaire des étudiants de danse classique de l’Opéra Garnier à Paris. Connus sous le nom des Petits rats de l’Opéra, ces jeunes et talentueux danseurs préparent activement la 40e démonstration de leur art. Zoom sur les coulisses et les répétitions de cette représentation.

L'élite des danseurs :

Une sélection rude où les états d’âme n’ont pas leur place. Les Petits rats de L’Opéra sont les meilleurs étudiants de danse classique issus des plus grands conservatoires nationaux. Leur passion pour la danse et l’élégance du geste les a portés vers les coulisses du bel opéra parisien. L’établissement lui-même met un point d’honneur à les mettre sous les feux des projecteurs. Ils proposent alors un ballet hors du commun, une savante harmonie entre la tradition de la danse classique, la légèreté de leurs pas et la modernité du spectacle.

De plus, l'atmosphère élitiste de l'Opéra ne s'arrête pas à l'exigence de la danse : les étudiants suivent des cours du collège à l'université en parallèle de leur travail de souplesse. Les exigences académiques sont aussi élevées d'un point de vue scolaire que d'un point de vue artistique, et les jeunes prodiges se doivent de suivre le rythme.

La tradition de la danse :

La danse classique, considérée comme un art, est aussi et surtout une tradition, enseignée depuis des millénaires de la même façon, aux jeunes les plus talentueux. Les Démonstrations de l’Ecole de Danse Opéra Garnier sont destinées à dévoiler au grand jour les variations d’interprétation des danseurs, mais scellent aussi l’appartenance des adolescents et jeunes adultes au corps de l’Opéra. Ils sont ainsi voués à devenir professeurs de danse au sein de l’établissement, et à passer ensuite le flambeau aux futurs Petits Rats. Presque considérée comme une cérémonie de passation, le ballet s’organise autour de la technique classique et l’atmosphère dégagée par les artistes.

 

Un premier ballet riche en expériences :

Première véritable représentation officielle, la Démonstration est un moment de partage. Les danseurs y exposent les exercices travaillés durant leurs trois premiers mois d’apprentissage. Les premières notes retentissent, frappées sur un piano à queue disposé à gauche de la scène. Pointe, demi-pointe, plié, battement, saut de biche et entrechats sont au rendez-vous. Pour les jeunes danseurs, une initiation au trac de la scène avec des centaines de spectateurs qui défilent sur les 10 jours de représentation : l’adrénaline et la fierté sont les deux maitre-mots qui guident leurs pas.

Désormais en connaissance de l'envers du décor, n'hésitez pas à les voir évoluer sur la scène de l'opéra Garnier, lors de la représentation 2018. Une élégante manière de partager les fêtes de fin d'année !

ARTICLE 6

Tout est art !

Décembre 2017 - Anaïs D

          Si l’on vous dit : œuvres d’art à partir de matériaux incongrus, à quoi pensez-vous ? Et non, la bonne réponse n’est pas forcément « la robe de Lady Gaga en morceaux de viande ». Exit les carcasses de bœuf, bonjour plutôt aux matières premières non conventionnelles. Ou comment rendre artistiques les objets auxquels on s’attend le moins.

      Les journaux télévisés se délectent parfois de ces initiatives artistiques qui sortent de l’ordinaire. En fin d’édition d’un JT de 20h, l’on voit souvent le présentateur les présenter avec un rictus qu’il ne peut cacher. Parmi celles-ci figure par exemple l’idée de la robe en mégots : le thème prêtait à sourire et titillait la curiosité des téléspectateurs – eux qui se demandent, pourquoi, quelle est l’utilité ?

 

      Mais si de telles œuvres, et parfois donc des œuvres d’art, voient le jour, elles ne font pas seulement office d’objets de curiosité. Leur créateur est généralement animé d’une volonté toute autre que d’assembler des matériaux tout à fait inesthétiques, simplement pour passer le temps.

      Si une robe fabriquée à partir de mégots de cigarettes a pu voir le jour à Paris en 2011, c’était bien pour que les fumeurs de la capitale prennent conscience de la pollution qu’ils entraînent en jetant leurs mégots par terre, plutôt que de les mettre à la poubelle. Une pollution à la fois visuelle et environnementale, selon Flore Garcia Bour, à l’origine de ce vêtement.

      Toujours est-il qu’entre une robe en viande et une robe en mégots, il est peu probable que vous portiez l’une ou l’autre au cours de votre vie. Ce type de vêtement n’est pas réellement voué à être porté, quoi qu’en pense Lady Gaga. Mais la démarche de Flore Garcia Bour se veut simple, aussi simple que le geste qu’elle revendique : celui de changer ses habitudes en ne jetant plus ses détritus par terre. Afficher l’étendue du problème en cousant des centaines de mégots sur une robe blanche, voilà un résultat qui, elle l’espère, choquera les fumeurs et ne laissera pas indifférents tous les autres citoyens.

     

Une robe en mégots ? C'est le défi que s'est lancé Flore Garcia Bour !
(source)

      Lorsqu’il s’agit de créer à partir de déchets retrouvés dans la rue, Ben Kurstin lui aussi n’est pas en reste. Il n’est pas dealer, et pourtant il a collecté près de 9000 pochons de drogue pour les assembler sur des toiles très colorées. La tâche était facile pour lui : il a commencé en ramassant des pochons çà et là, qui trainaient par terre dans son quartier de Chicago. Pendant deux ans, il en a accumulé jusqu’à pouvoir les réunir par couleurs, dessins… En réalité, il n’avait pas besoin de littéralement chercher ces pochons ; ils jonchaient les trottoirs qu’il parcourait pour aller au travail. Aussi a-t-il pu créer de toute pièce des mosaïques, toutes liées à la thématique de la war on drugs.

      Mais non, cette recherche devenue frénétique de pochons dans les rues de Chicago ne ressemble en rien au phénomène de PokémonGo : marcher pour collecter le maximum d’objets, aussi différents ou rares que les autres. Ben Kurstin espère mettre au jour le problème de la drogue, propre à sa ville. Embellir ces pochons constitue pour lui une manière de sensibiliser à la consommation de stupéfiants et au narcotrafic. Il se dit désormais fatigué d’effectuer toujours le même geste – ramasser chaque pochon qu’il trouve sur son chemin – mais le fait désormais pour éviter qu’il ne tombe entre les mains de jeunes enfants.

  

      Quelques-unes de ses créations sont visibles sur son site Internet, nommé de manière très opportune « Dime a dozen ». Cette expression anglais très familière signifie « à la pelle », ou « être légion ». Le vocabulaire adéquat, donc, pour parler de la thématique de la drogue au travers de ses œuvres.

La bannière étoilée en pochons, ou le patriotisme américain jusque dans les veines
(source)

      Chicago a également vu naître Mary Ellen Croteau, qui a su réutiliser des… bouchons de bouteilles en plastique. Dans une démarche de sensibilisation plus que de narcissisme pur, elle a réalisé son autoportrait en 2010, à partir de bouchons de tailles et de couleurs différentes. Le résultat est impressionnant et repose pourtant sur la même idée que toutes les œuvres précédemment citées. Chacune des ces personnes a accumulé ces objets – ou du moins, ce qu’il en reste – et a su en révéler le potentiel artistique. Le tout associé à une véritable résonance dans notre quotidien, autant sur les thématiques de l’écologie, de la consommation, des dérives de la société…

Un autoportrait à la plastique impressionnante...
(source)

      Moins un cabinet des curiosités qu’une invitation à voir ces matériaux autrement, cet article est loin d’être exhaustif, et l’Internet regorge de ressources pour découvrir toutes les autres initiatives du genre. Mais oui, il est possible de faire de l’art selon ce principe. Pour ne citer qu’eux, Tony Cragg a récupéré des objets en plastique pour les disposer au mur, tandis que César s’intéressait aux rebuts de la société de consommation et est justement resté célèbre pour ses compressions de voitures ou de journaux. Alors, un jour, peut-être, le recyclage sera aussi répandu dans le milieu artistique qu’il ne l’est dans le local à poubelles de votre immeuble.

ARTICLE 5

A la recherche de l'Art(che) perdu : Smartify, nouveau Shazam artistique ?

Novembre 2017 - Agathe R

          Face à une œuvre, fasciné ou tout simplement intrigué par ce qu’elle révèle, une envie vous vient d’en apprendre plus sur cette dernière mais impossible de mettre un nom sur son auteur ou son titre, cela ne vous est-il jamais arrivé ? Voilà votre voyage artistique bien compromis.

          Au musée, la solution est évidente : direction le cartel de l’œuvre pour y trouver toutes les informations souhaitées. Mais que faire quand une horde de visiteurs est déjà là et bloque tout accès au précieux sésame ? Et pourquoi pas en apprendre encore plus sur l’artiste, peut-être même découvrir si d’autres de ses créations sont présentes dans le musée visité ? Tout serait plus simple si Shazam identifiait aussi les productions visuelles et par une simple photo nous offrait tout le savoir voulu sur un artiste et son travail.

N’ayez crainte compagnons aventuriers, cela est désormais possible, et ce grâce à Smartify !

      Lancée il y a un an par une entreprise britannique, cette application permet d’identifier en quelques secondes une œuvre. Pour l’utiliser, rien de plus simple : sortez votre téléphone, scannez l’œuvre souhaitée et en un rien de temps, voilà l’identité du tableau révélée !

      Vous avez alors possibilité de lire une description de ce dernier mais aussi d’en apprendre plus sur l’artiste et ses travaux, notamment s’ils sont exposés dans le même musée que l’œuvre que vous venez de rechercher. Si le travail d’un artiste vous a plu, il est possible de l’enregistrer et d’ainsi constituer votre collection personnelle.

Une appli, mais aussi une nouvelle scénographie

      Au-delà d’être une application innovante et pratique, offrant une expérience plaisante et rafraîchissante (pour ma part au Getty Center) Smartify est un pas de plus vers une utilisation non-invasive et décomplexée du téléphone dans les musées, pas encore vu d’un très bon œil par les conservateurs.

En offrant une visite dynamique et interactive, accessible à tous par le biais de son portable, Smartify s’inscrit dans le mouvement actuel de relance de la scénographie, qui s’adapte désormais à l’essor des nouvelles technologies et vise à les inclure plutôt que les limiter dans les milieux culturels.

      Adaptée à tous les âges et publics, la technologie n’est pas un annonceur de sa mort au profit de mondes virtuels. Au contraire, Art et technologie s’allient déjà dans l’atelier, pour la production artistique. Il peut donc en être de même pour la scénographie.  

Exemple de scan via Smartify

La technologie n’est pas une ennemie, elle est une nouvelle expression de l’Art, qui évolue avec le temps et son public.

A sa mise en scène de suivre le même chemin.

Avis aux voyageurs

      Un seul bémol cependant pour l'application: son catalogue. Bien qu'assez variée, Smartify n’est actuellement disponible que dans deux musées Français, la Spray Collection à Paris et le Little Beaux-Arts de Lyon mais elle fonctionne dans de nombreux musées de Londres et Amsterdam.

      L’EDHEC étant une école de globe-trotters, vous viendrez peut-être à visiter une de ces villes au cours de vos pérégrinations alors n’hésitez pas, à vos portables et bon voyage au royaume de l’Art !

Smartify est disponible pour Android et iOS. Pour en apprendre plus, rendez-vous sur le site de l’application disponible ici : https://smartify.org/

ARTICLE 4

King's Day :

Amsterdam en folie

Mars 2017 - Thomas B

Autant se l'avouer tout de suite : lorsqu'on est étudiant, planifier un voyage à Amsterdam ne rime pas seulement avec visites de musées ou tourisme, mais aussi avec découverte des festivités proposées par la ville.

Le King's Day est le symbole même de ce vous pourrez découvrir à Amsterdam :  un événement culturel local multi-générationel et convivial. 

Alors, de quoi s'agit-il véritablement ? Le King's Day est l'un des événements les plus festifs de l'année. Durant cette journée, les rues de la ville se transforment en festival géant où la piste de danse vous attend à n'importe quel coin de rue. Sont également à prévoir des concerts à ciel ouvert ainsi qu'une caractéristique particulière : un vide-grenier s'étalant sur toute la ville !

Le King's Day a, à l'origine, été créé comme fête d'anniversaire de la Reine Wilhelmina le 31 août 1885, mai sous le nom de Queen's Day. Cependant, lorsque sa fille lui succéda, celle-ci décida de déplacer la date de la fête à la date de son propre anniversaire le 30 Avril. Cette date perdurera jusqu'à ce qu'en 2014, la princesse Béatrix voulut organiser cette fête en l'honneur de son père pour son anniversaire le 27 Avril. Le Queen's Day devint donc le King's Day. Ce jour-là, le Dress Code est le même pour tout le monde, et il n'est pas possible d'y échapper : il faut porter du orange ! Il s'agit d'un hommage des Amstellodamois envers la famille d'Orange-Nassau.

La veille du King's Day a lieu le "Soir du Roi", le véritable lancement de la fête. La ville se transforme en discothèque géante aussi bien dans les rues et les grands-places que sur les canaux ! Les bateaux sont décorés pour l'occasion et circulent à travers les canaux de tout Amsterdam ! Les spectateurs peuvent alors admirer ce défilé nautique tout en dansant au son des DJ présents sur les bateaux ! 

Cependant, durant la journée du King's Day, la plupart des musées et des sites touristiques sont fermés, il est donc impératif de prévoir son voyage en conséquence si l'on souhaite se rendre à Amsterdam durant cette période.

En conclusion, le King's Day est un incontournable d'Amsterdam si l'on souhaite passer une super journée imprégnée d'une ambiance festive !

ARTICLE 3

Amsterdam : 

"Entre maisons et canaux"

Mars 2017 - Solenne J

Symboles d’Amsterdam, les maisons qui bordent les canaux de la « Venise du nord » impressionnent, émerveillent et intriguent. Etroites, longues, inclinées, les adjectifs pour décrire ses 7000 habitations sont nombreux et ne suffisent, pourtant pas, à dépeindre ce patrimoine historique extraordinaire.

Revenons sur les caractéristiques et l’histoire de ces canaux et maisons qui participent aujourd’hui au rayonnement international de la capitale des Pays-Bas.

Histoire d’un urbanisme :

 

Amsterdam est fondé au 13ème siècle par des pêcheurs, à la suite de l’édification d’un barrage (Dam), sur la rive droite de la rivière Amstel. Sa position géographique donnera, ainsi, au village le nom d’Amsteldam qui se transformera par la suite en Amsterdam. Très vite, par son emplacement stratégique et sa nature marécageuse, le village se développe et devient un important port marchand de la région, au cœur de l’activité halieutique et des échanges commerciaux. Un système de canaux et d’écluses, aujourd’hui patrimoine mondial de l’Unesco, est mis en place pour réguler le niveau de l’Amstel.

Au 17ème siècle, les arts, le commerce, la science et la navigation prospèrent et Amsterdam connaît son siècle d’or. L’immigration atteint, alors, son apogée et oblige les dirigeants à redessiner la ville par un nouveau plan d’urbanisme qui laissera une empreinte architecturale encore célèbre aujourd’hui. Telle une toile d’araignée aux formes géométriques, les canaux permettent à la ville de s’étendre, drainant des terrains marécageux. Par ce plan d’urbanisme, les fonctions résidentielles et commerciales sont séparées en différents espaces géographiques. Aussi, l’implantation du « vert » dans la ville est planifiée, à la fois pour des raisons esthétiques et pour le renforcement les quais. Amsterdam devient, alors, en 1600, la ville première d’Europe à planter des arbres à grande échelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Amtersdam et ses maisons :

L’architecture des maisons d’Amsterdam est riche. Elle témoigne de différentes influences architecturales : des traces d’architecture gothique avec la Houten Huys, la dernière maison de bois d’Amsterdam, au style architectural Renaissance, en passant par les influences Baroques. Les bâtiments du centre-ville d’Amsterdam sont, cependant, tous reconnaissables par leurs pignons de façades travaillés. L’autre caractéristique des maisons de la « Venise du nord » est la faible largeur de ses façades. Le système de taxation foncière serait à l’origine de cette particularité. La taxation était, en effet, calculée selon la largeur de la façade et non pas selon la surface au sol. Au numéro 7 du canal de Singel, se trouve la plus petite façade. Elle a une largeur de 1,01m !  Si la richesse de la façade permettait aux commerçants et résidents de se différencier, il nous est aujourd’hui possible de faire la différence entre les maisons d’habitation et les maisons entrepôts. Les maisons qui servaient aux commerçants disposent, en effet, pour certaines, d’une poudre et d’une poulie au sommet de leur façade. Celles-ci servaient à monter les marchandises transportées par bateau. Pour ne pas abimer la façade des maisons en montant les marchandises, les façades étaient, aussi penchées. Cette inclinaison participe, aujourd’hui, grandement au charme de la ville.

Honten Huys

ARTICLE 2

La Mécanique du coeur : 

"Fantaisie et poésie"

Février 2017 - Solenne J

Et si votre cœur était une horloge ? Une mécanique ne supportant pas les émotions ;

ni la colère et ni l’amour ?

 

Déjà un moment que « La mécanique du cœur » de Mathias Malzieu, compositeur et interprète de

Dionysos, a été publié pourtant il est toujours un ravissement de lire ou de relire ce petit livre au son

des musiques du groupe.

 

Revenons sur ce roman et ce voyage à travers un univers teinté de fantaisie et rêverie.

 

 

 

«II neige sur Edimbourg en ce 16 avril 1874. Un froid de canard paranormal cadenasse la ville. Les vieux spéculent, il pourrait s’agir du jour le plus froid du monde »

 

Dès les premières lignes ce livre, Mathias Malzieu, nous plonge dans l’univers fantastique et poétique de Jack. Jack nait le jour le plus froid du monde et son cœur n’y résiste pas et gèle. Pour le sauver le Docteur Madeleine, sage-femme, n’a qu’une solution : remplacer le cœur de Jack par une horloge. Si la prothèse permet à Jack de vivre et elle ne lui permet pas de supporter certaines émotions. Tous les sentiments extrêmes, comme la colère et l’amour, lui sont alors interdits par le Docteur Madeleine.

 

« Premièrement, ne touche pas à tes aiguilles. Deuxièmement, maîtrise ta colère. Troisièmement, ne te laisse jamais, au grand jamais, tomber amoureux. Car alors pour toujours à l'horloge de ton cœur la grande aiguille des heures transpercera ta peau, tes os imploseront, et la mécanique de ton cœur sera brisée de nouveau. »

 

 

Cependant la rencontre de Jack avec la chanteuse de rue, Miss Acassia, à son dixième anniversaire perturbe sa mécanique du cœur et le lance dans une quête itinérante de l’amour jusqu’en Espagne, à ses risques et périls.

 

A travers cette épopée, Mathias Malzieu, réussi à nous attendrir. Le cœur de Jack dans tous ses états, les sentiments d’amour, de jalousie, de courage et de peur sont décrits avec poésie et légèreté. Avec Jack si fragile mais si humain, l’attachement est naturel et nous transporte au centre de la vie : dans la mécanique du cœur. Au rythme des aiguilles de l’horloge de Jack et avec délicatesse, Mathias Malzieu nous conte un réel hymne à l’amour et évoque aussi d’autres sujets comme la peur de la différence.

« Les gens n’aiment pas les choses trop différentes de ce qu’ils sont. Même s’ils en apprécient le spectacle, c’est un plaisir de voyeur. Pour eux aller voir la femme à deux têtes revient au même qu’assister à un accident. J’ai vu beaucoup d’hommes l’applaudir, mais aucun en tomber amoureux. »

 

Troisième livre de Mathias Malzieu, ce roman a inspiré le groupe Dionysos pour un album du même nom.  Retranscription musicale des aventures de Jack, il est aussi agréable d’écouter les musiques de « La mécanique de cœur » que de lire le roman. Pour cet album, Dionysos s’est entouré de grands noms de la musique française comme Olivia Ruiz, Grand Corps Malade ou Alain Bashung. Si certaines musiques ont eu un plus grand succès comme « Tais-toi mon cœur » (interprétée par Olivia Ruiz dans le rôle de Miss Acassia) d’autres sont moins connues mais permettent, tout autant, de retrouver l’univers poétique et fantaisiste du livre, de quoi prolonger le plaisir un peu plus longtemps.

 

Et si le livre et l’album ne vous suffisent pas, découvrez son adaptation cinématographique, le film d’animation « Jack et la mécanique du cœur », collaboration de Mathias Malzieu et Luc Besson.  

Tais-toi mon coeur - Dionysos
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Le jour le plus froid du monde - Dionysos
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ARTICLE 1

Laila Soares : 

"La mode : un médium artistique"

Janvier 2017 - Juliette H

 En plaçant la construction du vêtement au centre de la création, Laila Soares, créatrice de la marque éponyme se distingue par des pièces transformables aux coupes structurées.

Laila, originaire du Brésil, ne perd pas de vu la sensualité des formes. Il en ressort un juste équilibre entre une allure forte et une

portabilité accessible pour une femme esthète et affirmée. 

J’ai enfin trouvé la créatrice de mode qui me correspond dans sa façon de voir le vêtement ! 

Certes, il y a les vêtements pour ne pas grelotter l’hiver approchant. Mais moi je vous parle de la mode, la mode comme art. 

Laila, c’est ça. Elle voit le vêtement comme médium artistique. Et ça, c’est fabuleux. 

 

Loin des couleurs éclatantes et motifs tropicaux du carnaval de Rio, Laila Soares se distingue par des collections d’un intellectualisme chic, presque Parisien. 

 

Après avoir suivit des études d’art à Sao Paulo, Laila crée son entreprise au Brésil. En utilisant la mode comme médium artistique, elle met en scène ses créations dans des vidéos performances.