MUSIQUE

ARTICLE 5

Trinix : Enfin dans les bacs

Octobre 2018 - Inès T.

Vous commencez à connaître ce nom : Trinix. Ce jeune duo de DJ vient de sortir son premier album en physique. Âgés tout juste de 26 ans, le groupe déjà populaire connaît une ascension continue depuis maintenant 3 ans. Leur nom est parfois rapproché de celui de Petit Biscuit de part leur style électro.

Mayday est dorénavant disponible en CD mais aussi en vinyle, comme annoncé au préalable sur les réseaux sociaux.

Loïs Serre et Josh Chergui se sont rencontrés beaucoup plus jeunes, en 2008, alors que Loïs allait intégrer la maîtrise de l'Opéra de Lyon. Ils ont commencé à passer du temps ensemble, à pratiquer leur loisir commun. Ils composaient à deux via le système de Musique Assistée par Ordinateur (M.A.O.) et publiaient leurs créations sans s'attendre au succès qui a suivi.

"C'est un rêve de gamin"

Interview de Josh et Loïs (alias Trinix) par Hotmixradio

Josh et Loïs ont fait leurs débuts en partageant leurs créations sur des plateformes telles que Spotify ou iTunes uniquement dans la visée d'être écoutés mais sans réellement s'auto-promouvoir ou penser pouvoir être payés pour cela. Cependant, en augmentant leur audience jusqu'à atteindre des milliers, puis des millions d'écoutes par mois, ils perçoivent un revenu accordé par ces applications. Josh confie "En vrai, on avait mis notre son sur iTunes et Spotify seulement pour la classe. On ne savait pas qu’on pouvait gagner de l’argent par ce biais-là"

Close To Me - Trinix
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L'album contient d'ores et déjà des titres phares, tels que "Close to Me". Je vous laisse en juger par vous-mêmes.

Qu'en pensez-vous ? Partagez votre avis dans l'espace des commentaires, j'ai vraiment envie de savoir. Que pensez-vous des sons utilisés dans l'instrumentale ? Plutôt original, non ?

Comme ils le disent, c'est un rêve devenu réalité. Vous pourrez retrouver l'idée de l'espace dans leur album (leur premier titre s'apelle d'ailleurs NASA), qui fait référence à leurs autres rêves d'enfant.

L'album contient des titres plutôt variés, même s'il conserve l'identité "calme" du groupe. Je vous conseille vivement d'aller écouter cette album aux couleurs chaleureuses de Los Angeles (puisque c'est là-bas que Trinix a décidé de terminer son périple pour Mayday) !

 

ARTICLE 4

Si les bâtiments explosent, c'est pour fabriquer des étoiles

Février 2018 - Charlotte G.

Aurélien Cotentin, ou sous le nom que vous lui connaissez mieux, Orelsan, fait un comeback remarqué dans la musique, après 1 an et demi d’absence. Car il n’y a pas que ses titres qui rencontrent un franc succès, mais aussi les clips de son album, grâce à des collaborations bien choisies.

Le rappeur français perce vraiment en 2008 avec sa chanson « changement », avant de commencer officiellement sa carrière avec son premier album « Perdu d’avance » sorti en 2009. L’artiste est récompensé de nombreuses fois aux MTV Europe Music Awards, NRJ Music Awards, Trace Music Awards et bien d’autres… Performance qu’il a réitéré pas plus tard qu’aux dernières Victoires de la Musique, le 9 février 2018. Parmi ses trois Victoires, celle du Clip de l’année, avec Basique. Mais aujourd’hui, c’est Tout va bien qui nous intéresse.

Deuxième clip de son dernier album « La Fête est finie », Tout va bien a été réalisé par Greg & Lio, tout comme Basique. Une équipe convaincante, puisque ces deux français ont aussi brillés à travers leur travail sur les clips de Jain (Makeba), Gringe (Le Mal est Fait) et James Morrison (Demons). Dans Tout va bien, co-produite avec Stromae et Skread et tourné en Ukraine, les euphémismes soigneusement choisis par Orelsan dénoncent les misères de notre monde avec une naïveté infantile.  

Le clip est en parfait accord avec les paroles, illustrant ainsi la mort d’un SDF, les bleus d’une femme battue ou encore la guerre, de manière à embellir la vérité. La vidéo semble être tournée dans le monde d’un enfant, où les jouets XXL (robot, ballon, soldats de plombs, kaplas…) qui parsèment les images transforment la réalité en terrain de jeu géant. 

On remarque à plusieurs reprises le titre « Tout va bien » se glisser dans les plans, comme dans les mains du sans-abri par exemple. Alors que le petit garçon commence à taguer « Tout va mal » sur le Rubix cube, le refrain lui assurant que tout va bien, l’interrompt dans son élan.

Avec un peu d’attention, vous noterez aussi l’attitude de l’enfant. Il ne parle pas, mais ses gestes sont lourds de sens. Nous le voyons à trois reprises se cacher une partie du visage : les yeux, la bouche, et les oreilles, imitant les trois émojis singes, eux-mêmes inspirés du symbole asiatique de la sagesse. Les trois singes espiègles évoquent la règle de ne pas voir, ne pas dire, ni entendre le mal. Tant d’éléments insinuant, ou accusant, l’être humain de fermer les yeux sur les injustices de notre monde. 

Les images du clip, tout comme les paroles, mentent au spectateur et à l’enfant, assurant que tout va bien dans le meilleur des mondes. A travers un message subtil, Orelsan nous invite néanmoins à ne pas y croire et à utiliser notre propre jugement. En effet, si les paroles en ukrainien prononcées par le petit garçon à la fin du clip sont sous-titrées « tout va bien », il nous prévient en réalité de « ne pas [croire] tout ce qui est écrit ».

ARTICLE 3

Lindsey Stirling 

du violon comme vous n'en avez jamais vu !

Avril 2017 - Thomas B

        Le violon évoque pour la plupart d’entre nous un style de musique côtoyant principalement le classique. Mais saviez-vous qu’il était également possible de mélanger le son particulier de cet instrument à des styles plus récents tels que le hip-hop, le rock, voire même l’électro ? C’est ce que nous propose Lindsey Stirling, une violoniste hors pair au style unique considérée aujourd’hui comme l’une des stars les plus innovantes du 21ème siècle.

 

Attention, sa musique vous rendra accro !

Ses premiers pas

Lindsey Stirling est une violoniste, danseuse, imprésario de musique électronique et artiste née en 1986 dans la ville de Santa Ana en Californie. Elle grandit entourée par la musique classique qu’écoute son père et aspire très tôt à apprendre le violon. 

C’est ainsi qu’elle commencera sa première leçon à l’âge de 6 ans malgré les difficultés financières de sa famille. À l’âge de 16 ans, celle-ci rejoindra un groupe de rock composé de ses 4 meilleurs amis et gagnera deux titres lors du concours de musique Arizona Jr Miss grâce à un solo de violon rock qu’elle aura composé. Elle continuera ainsi ses leçons de violon pendant 12 ans et participera à la fameuse émission America’s Got Talent en 2010 où elle finira en quart de finale.

« Vous n'êtes pas sans talent, mais vous n'êtes pas assez douée pour vous en sortir en virevoltant dans les airs et en essayant de jouer du violon en même temps. »

« Vous devriez être dans un groupe… Ce que vous faites n'est pas suffisant pour remplir une salle à Las Vegas. »

Malgré les critiques des juges, Lindsey Stirling n’a jamais baissé les bras : « J'ai été dévastée par les résultats… C'était douloureux et un peu humiliant, mais j'ai dû réapprendre à puiser dans mes forces. »

C’est à l’aide d’internet et notamment de Youtube que la violoniste gagnera de la popularité. Chacun de ses clips vidéo dans lesquels elle interprète ses propres compositions ainsi que des reprises seront visionnés plusieurs millions de fois. Son style principal est le dubstep.

Shatter me - Lindsey Striling
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Un succès incontestable

En 2012, la star montante sortira son premier album, sobrement intitulé Lindsey Stirling, qui s’accompagnera de sa première tournée mondiale. La même année, elle apparaîtra également aux côtés de Flo Rida dans la publicité du jeu de danse Just Dance. Son album atteindra la seconde place du Top 200 Billboards US et restera en tête du chart Classical Album pendant 21 semaines consécutives avant de devenir disque de platine en Allemagne, Autriche et Suisse, disque d’or en Pologne et disque d’argent en France. La sortie de son deuxième album Shatter Me en 2015 rencontrera un plus fort succès puisqu’il gagnera une certification d’or et se classera premier du Classical Chart du Billboard de l’année 2015.

Aujourd’hui, la violoniste possède plus de 8 millions d’abonnés sur Youtube et comptabilise plus d’un milliard de vues sur sa chaîne. Le magazine Forbes la classe 4ème sur la liste des artistes de Youtube et première parmi les femmes. Son troisième et dernier album, Brave Enough est aujourd’hui dans les charts et continue sur la lancée des deux albums précédents. Lindsey Stirling est d’ailleurs actuellement en tournée mondiale pour la promotion de ce dernier album.

Une année tragique

Le 21 novembre 2015, le pianiste et meilleur ami de Lindsey Stirling, Jason Gaviati, décède d’une crise cardiaque suite à la guérison de son cancer. Ce tragique accident ébranle la violoniste au plus profond d’elle-même et elle décide de s’en inspirer pour l’écriture de son dernier album.

« J’ai ouvert mon cœur comme jamais auparavant.  Il faut du courage pour y arriver, c’est pour cela que j’ai appelé cet album Brave Enough. La vulnérabilité est souvent perçue comme un signe de faiblesse, et pourtant, c’est tout le contraire. Les personnes authentiques et vulnérables sont les plus courageuses. Gavi était quelqu’un de courageux. Il aimait avec tout son cœur et après sa mort, j’ai dû être courageuse pour continuer à vivre. »

Certaines des chansons de l’album lui sont dédiées telles que Gavi’s song et Those days.

Those Days - Lindsey Stirling
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Gavi's song - Lindsey Stirling
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Lindsey Stirling est une jeune artiste au potentiel et au succès incontestables. Mêlant avec habileté violon et musiques aux sonorités techno, elle révolutionne le genre et ne cesse de conquérir le cœur de nouveaux fans.

Si jamais vous ne la connaissez pas, foncez, vous allez adorer !

 

ARTICLE 2

Février 2017 - Charlotte G

Fakear :  

"l'électro sensible"

Un premier album paru en juin 2016, une tournée en ce début 2017 … Fakear, musicien électro aux inspirations larges, fait parler de lui. Si cela fait cinq ans que le jeune homme peaufine sa carrière, il apparaît désormais comme un nom incontournable des révélations du moment. Il joue maintenant dans la cour des grands, convié au mondialement connu Ultra Music Festival de Miami (2016), aux côtés de David Guetta, d’Avicii et de d’Afrojack.

           Petit zoom sur le nouvel ambassadeur de l’électro française.

La musique de Fakear est plus complexe que de simples beats électroniques. Ses sons nous font aussi voguer au sein ses influences pop, world et rock, tout en nous donnant un aperçu de ses nombreux voyages. Si « Silver » est selon lui, le morceau le plus pop… écoutez « Morning in Japan », et vous entendrez le Japon comme si vous y étiez. De manière générale, ses compositions sont légères, aériennes, ensorcelantes. Nous sommes donc loin de l’univers des DJs de nuit. Fakear puise son inspiration principalement dans les émotions : celles que lui procure sa petite amie (« Song for Jo », « la belle âme »), celles ressenties en se promenant dans sa campagne natale… d’où les titres poétiques tels que « La Lune Rousse » et « Le Chant du Monde ». Les sons de Fakear sont en constante évolution, tout comme leur compositeur : après avoir connu une période stimulante lors de sa rencontre avec Jo, sa musique tend aujourd’hui vers l’acoustique. Récemment, le DJ a en effet décidé de donner un peu plus de place aux instruments dans ses morceaux, et a invité des musiciens de jazz à participer à ses compositions, pour les envelopper d’une douceur nouvelle. 

Hinode - Fakear
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Mais derrière « L’étoile montante qui incarne le changement », se cache Théo Le Vigoureux, un garçon intérieur et sensible. Théo est avant tout une personne honnête, et un peu introvertie. Se reconnaissant lui-même casanier, il n’apprécie pas particulièrement la musique électronique composée pour les soirées en discothèque, et privilégie des sons porteurs d’émotions. Les pieds sur terre, il est conscient qu’il ne doit pas se contenter de cette période d’ascension et des éloges sur son nouvel album. 

« Je me suis dit que ce n’était pas ce que je voulais,

 ce milieu de paillettes où tout le monde t’encense

même quand tu fais une blague nulle. »

Allez le voir :

  • À Lille le samedi 18 mars 2017, Zenith Arena - Lille - Dans le cadre du festival Les Paradis Artificiels 2017

  • À Lille le jeudi 27 avril 2017, L'aeronef

Anecdotes :

  • Théo est aussi un fan de Miyazaki : le visionnage de « Princesse Mononoké » l’a retourné, et influence aujourd’hui grandement l’éthique de Fakear et son rapport à l’écologie.

  • Le nom « Fakear » est la contraction des deux mots « fake » et « ear ». Cela vient du fait que ses amis rockeurs lui ont dit que l’électro n’était pas de la vraie musique, "c’est faux".

Il souhaite se renouveler, encore et encore, pour avoir toujours un message à faire passer à ses auditeurs à travers ses musiques… afin que « Fakear reste Théo ».

 

ARTICLE 1

Janvier 2017 - Emma N, Paolo M et Charlotte G

Ibrahim Maalouf :

"Comme un vent de nouveauté"

Ibrahim Maalouf est né à Beyrouth, en 1980 pendant la guerre civile au Liban. Il est issu d’une famille de musicien : sa mère est pianiste et son père, trompettiste. Immergé dans le monde de la musique dès son plus jeune âge, Ibrahim Maalouf continue sur cette voie : il est aujourd’hui un compositeur, trompettiste et arrangeur musical reconnu. Il s’oriente vers le jazz, mais sa musique s’inspire également de différents styles musicaux comme le jazz fusion, la musique orientale et même la musique classique. La trompette, le piano et le bugle* sont à ce musicien ce que la couleur et la toile sont au peintre.

Une musique plurielle pour un public uni

Pour cette star du jazz et des musiques du monde, les inspirations sont multiples voire infinies. Ibrahim Maalouf est ouvert à toutes les sensibilités musicales tant de la musique électronique qu’à la sensibilité classique ou baroque ; que son père lui a transmis. Mais l’héritage de sa famille représente plus qu’un instrument à vent. C’est le goût du changement, de l’innovation, et une conception décalée de la musique. Le trompettiste est inspiré par la manière de jouer non conventionnelle de son père, quel que soit le style.

 

Et ce travail porte ces fruits. La chaleur de l’unisson que l’on ressent lors du partage du riff chanté en chorale avec le public « We are the world » frissonne, rassemble et unit un public pourtant hétéroclite.

La première fois que l’on m’a parlé de lui, on m’a dit : « Mes grands-parents m’ont invité à un de ces concerts, c’était magique ! ». La musique d’Ibrahim Maalouf est non seulement universelle, mais aussi intergénérationnelle. Capable de reprendre des titres pop comme ceux de Jay-Z ou Rihanna, il peut aussi composer des morceaux rocks ou classiques, avec pour seuls outils, sa trompette et son oreille.

 

Faire de la musique un lien intergénérationnel, c’est en tout cas un pari réussi pour un homme qui prône la diversité transgenre. 

Beirut - Ibrahim Maalouf
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Puiser dans les souvenirs pour révéler le talent

Beirut, morceau de 11 minutes, issu de l’album Diagnostic, nous fait vibrer. Et pour cause, il est extrait d’un des souvenirs forts de l’artiste : celui du bombardement de sa ville natale, au milieu de son adolescence. 

D’abord lente et mélancolique, la trompette essoufflée chante sur un fond de piano. La douce plainte de l’instrument prend ensuite des tonalités plus orientales, toujours mêlées à des imperfections contrôlées, comme une voix brisée par des sanglots. Puis, à la huitième minute, contraste. Ibrahim Maalouf nous surprend avec une explosion de son, la trompette se ressaisie, accompagnée d’une batterie énergique et d’une guitare électrique déchaînée. C’est tout le génie de l’artiste qui s’exprime là : en 11 minutes, en un morceau, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les émotions. 

Un artiste à succès restant proche de ses auditeurs

La stratégie marketing d’Ibrahim Maalouf se concrétise par sa présence sur les réseaux sociaux, où il opère avec son public un dialogue tant artistique qu’émotionnel.

Ses interviews évoquent l’improvisation musicale comme un outil de communication avec ses fans, comme si le jazz fusion rassemblait les gens malgré leur différence. Une communication qui fonctionne, au vu de sa page Facebook à plus de 150 000 fans et un Bercy complet (20 000 places) en décembre prochain. La plus grande salle de France n’a pas suffi à contenir une audience passionnée qui croît toujours depuis plus de 15 ans. Le dernier - et seul - jazzman à avoir accompli cet exploit était Miles Davis, en 1984, alors qu’il partageait l'affiche avec Gil Evans et Bobby McFerrin.

Utilisant la trompette à quart de ton, inventée par son père en 1960, Ibrahim recourt à l’improvisation sur des sonorités du monde oriental dont il est issu.

Les récompenses musicales pour Ibrahim Maalouf sont nombreuses et à chaque fois des tremplins pour sa carrière. D’abord des victoires de concours internationaux au nombre de 4, primant sur les aspects techniques du jeu ; viendront ensuite deux victoires du jazz et une victoire de la musique pour l’album Illusion à la couverture particulière. 

Ibrahim Maalouf a réussi, ces dernières années, à imposer son jeu qui transcende les générations en mêlant improvisation et technique. Le caractère novateur de sa musique quel que soit le chemin (hard rock ; hip hop ; reggae ou musique classique) est assuré par sa trompette qui ramène des sonorités arabes dans une instrumentale qui ne l’ai pas forcément.

 

*Instrument de musique à vent de la famille des saxhorns, sous-famille des cuivres, il a théoriquement le même registre que la trompette en si. 

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